mardi 9 mars 2010

Claude Puel : « Ronaldo a une certaine arrogance »

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Les Lyonnais décollent ce matin pour Madrid, où ils tenteront demain de confirmer leur résultat du match aller face au Real (1-0). Claude Puel, l’entraîneur de l’OL, souhaite voir son équipe « construire sa propre histoire ».

Vous considérez-vous comme favori après votre résultat du match aller ?
CLAUDE PUEL. (Il sourit).

Favori, c’est une galéjade.
Bien sûr que non. Face à nous, c’est le Real, avec les joueurs qu’on connaît, capable de mettre cinq ou même six buts à toutes sortes d’adversaires. Mais on sait aussi qu’on peut l’embêter et même se qualifier.

Allez-vous chercher à conserver votre avantage ou tenter d’inscrire un but décisif à l’extérieur ?
Pour passer, il faudra marquer, bien sûr.

Cristiano Ronaldo et les Madrilènes étaient très confiants après le match aller.
Est-ce un atout ?
Je pense qu’ils ont eu l’impression d’avoir fait un bon résultat parce qu’ils auraient pu en prendre un deuxième ! Ronaldo, lui, a une certaine arrogance qui fait partie de son caractère.
C’est ce qui le fait avancer. Il croit en lui, en son équipe. Nous, on croit en la nôtre.

Une qualification serait-elle historique pour l’OL ?
Non, non… Je considère que c’est un match pour aller en quarts de finale. Je suis dans une recherche de fond, pour monter un groupe capable d’être champion, de rivaliser avec les grands d’Europe. J’ai envie que ce groupe devienne une grande équipe, qu’il construise sa propre histoire. Qu’on arrête de ressasser le passé, même si je respecte beaucoup ce qui a été fait auparavant.

Comment expliquez-vous le soudain redressement de votre équipe, notamment sur le plan du jeu ?
Le match du Real n’est pas simplement un déclic, c’est une conséquence de ce qui a été fait auparavant. Une certaine confiance est revenue. Ce qui était important, c’était déjà de retrouver un groupe qui se fédère, qui se solidarise, qui défende ses intérêts et ne s’éparpille plus.

Avez-vous compris ce qui s’était passé en fin d’année ?
De mi-novembre à décembre, nous avions complètement perdu le fil de notre jeu. Nous étions très pauvres dans tout ce que nous pouvions entreprendre ou plutôt ne pas entreprendre. Pendant la première partie de saison, les joueurs n’ont jamais pu retrouver de fraîcheur, contrairement à Bordeaux ou Marseille. Nous avions treize sélectionnés lors de la dernière trêve internationale de 2009, alors qu’ils (NDLR : l’OM ou Bordeaux) n’en avaient qu’un ou deux. Nous étions dans une fatigue psychologique et physique et nous avons complètement explosé.

Les joueurs ont-ils pris conscience qu’ils devaient faire plus ? Des leaders ont-ils émergé ?
Des leaders qui s’expriment, ça ne se décrète pas. Mais beaucoup plus de joueurs font des efforts. Nous sommes passés à autre chose. A certains moments, nous avons pu subir les événements alors que, désormais, nous les affrontons. C’est une nuance très importante.

L’après-Real Madrid représente-t-il un risque pour la suite du championnat ?
La gestion qui suivra la Coupe d’Europe sera très importante, quel que soit le résultat, c’est évident. C’est un moment toujours très particulier et costaud.

Michel Bastos est forfait contre le Real Madrid. Le Brésilien souffre d’un problème musculaire dont la nature n’a pas été précisée. Lisandro Lopez et Aly Cissokho ont toujours espoir d’être opérationnels après avoir été touchés respectivement au cou-du-pied et à une cheville.

Le Parisien

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