Cela fait bientôt deux ans que ça dure. Deux ans que le nom de Lucho Gonzalez revient inlassablement sur le devant de la scène, que la moindre de ses performances est décortiquée, critiquée. Pas de répit pour la recrue la plus chère de l'histoire de l'OM. L'Argentin ne fera jamais l'unanimité. Depuis le home-jacking dont il a été victime dans la nuit du 17 au 18 mars, son nom véhicule les rumeurs de départ.
Didier Deschamps les a rapidement balayées. L'intéressé en a remis une couche une semaine plus tard : "J'aimerais marquer l'histoire du club". Mais il y a apporté une nuance importante qui soulignait qu'il n'avait pas toutes les cartes en main. "Si l'OM n'est pas content de mon rendement, on se mettra autour d'une table et on discutera." Ulcéré par ces bruits récurrents autour de son stratège, Jean-Claude Dassier a prévu de le recevoir rapidement. "Je le verrai dans les jours qui viennent, nous a-t-il confié, hier, au sortir d'une réunion de l'UCPF. Lucho doit continuer à produire ce qu'il a l'habitude de faire.
Il sera temps de discuter ensemble de son avenir. De toute façon, nous ne sommes pas obligés de vendre pour recruter." La réalité se révèle plus complexe, à l'heure où le club songe, notamment, à amincir sa masse salariale et à ne plus faire de folie sur le front des transferts. Les problèmes économiques que l'OM va rencontrer (travaux du Vélodrome, suppression du DIC...) et une éventuelle non-qualification en Ligue des champions pourraient pousser le club à vendre certains éléments. Et Lucho Gonzalez incarne l'une des principales valeurs marchandes de l'effectif actuel. Deux interrogations affleurent. La première est d'ordre économique. Quelle est la cote actuelle de Lucho, âgé de 30 ans et sous contrat jusqu'en juin 2013? La seconde question concerne la volonté profonde du joueur.
http://www.laprovence.com/article/om-a-la-une/lucho-un-avenir-trouble
Atout majeur dans l'esprit de Didier Deschamps, "El Comandante" apprécie sa vie dans la région. Les problèmes rencontrés au cours des dernières semaines n'ont pas altéré ce sentiment. Il n'est pas demandeur et n'a pas envie de quitter l'OM coûte que coûte. Seuls l'intérêt d'une escouade continentale de premier plan et la perspective d'un contrat juteux, sans doute le dernier de sa carrière, pourraient infléchir sa position. Le Milan AC fait évidemment partie de cette caste prestigieuse. Mais l'Argentin, s'il figure dans les petits papiers des Rossoneri, ne se trouverait pas en tête de liste. Une preuve néanmoins que, malgré les critiques, Lucho reste une valeur sûre.

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