David Bellion n'a pas joué en Ligue 1 en 2010. Pourtant, après une courte apparition en Coupe de France face à Rodez (1-0), il ne bronche pas. Mieux, la venue d'Ajaccio (L2) à Chaban-Delmas samedi (17h45), en seizièmes de finale de cette compétition, pourraient lui offrir la possibilité de se montrer. «Il faut toujours gagner sa place à l'entraînement et ne jamais désespérer, indique celui qui avait presque disparu de la circulation depuis un mois. Gouffran et Cavenaghi ont marqué [face à Grenoble mercredi en L1 (3-1), ndrl]. Ils ont eu leur temps de jeu. Moi, la dernière fois que j'en ai eu [contre Lorient, 4-1, 19e journée], j'ai mis deux buts, rappelle-t-il. Ce qui est bien, c'est que tout le monde peut marquer, du défenseur à l'attaquant. On s'entend bien, et c'est ce qui fait aussi la différence par rapport à d'autres clubs. Après, si je peux marquer ou faire marquer, je le fais, bien sûr.»
Je dois gagner ma place»
Pas de doute en perspective donc, pour un garçon qui attend son heure dans l'ombre. «Le danger peut être d'en faire trop, car il est possible d'être surexcité, explique celui qui a joué 11 matches de L1 cette saison, pour 3 titularisations et autant de buts. Ce n'est pas de la pression, car on ne joue qu'au football. Au mieux, il faut s'en mettre une positive. Mais, entre vouloir trop en faire et ne pas avoir d'énergie pour cela, on peut manquer de lucidité et faire n'importe quoi. Il faut être attentif. J'aborde l'échéance avec l'énergie que j'ai, et je ne peux faire qu'avec ce que l'on me donne. Je ferai le maximum. Mais quand on manque de temps de jeu et que l'on ne joue qu'une fois tous les mois, on ne peut pas être dans le rythme. C'est difficile. Mais si c'est en faisant des matches comme ça que je dois gagner ma place, alors je prends.»
«Il faut toujours relativiser»
Une situation ambiguë que l'ancien Cannois sait gérer. «J'accepte, et j'ai déjà accepté cette situation (de jouer de bons matches sans être titularisé la rencontre suivante, ndrl) dans un club en Angleterre (Manchester United). A partir du moment où l'on gagne les matches, je n'ai pas envie de tirer la tronche pour du football. Les autres ne la tirent pas non plus, et je pense que c'est ce qui fait notre force. Il faut toujours relativiser.» Le turn-over prôné par Laurent pourrait donc faire un heureux. Et ce, dès samedi. - Laurent BRUN, au Haillan
BLANC ET SON APPROCHE DU TURN OVER
En raison d'un calendrier surchargé en ce début d'année, Laurent Blanc a fait un constat : il est obligé de faire tourner son équipe. «Mais il ne faut pas que le turnover devienne une priorité, explique le coach girondin. Ce que je veux, c'est que l'équipe soit performante. Je veux essayer de donner du temps de jeu à des gens qui le méritent.» Pour Blanc, il s'agit «des joueurs qui nous ont donné satisfaction en première partie de Championnat, et d'autres qui ont moins joué. En coupes, on va donc en profiter pour leur donner du temps de jeu. A eux de démontrer qu'ils sont performants. S'ils le sont, ils joueront.»
L'équipe
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