La sécurité assurée
De grosses craintes existaient concernant la sécurité des équipes engagées dans la CAN 2010 après l'attaque subie par le bus togolais, le 8 janvier dernier dans l'enclave de Cabinda. Les Eperviers du Togo avaient alors déclaré forfait pour le tournoi et d'autres équipes avaient hésité à les imiter. Suite à ce drame, le gouvernement angolais avait assuré que la protection des protagonistes serait renforcée. Finalement, après le premier tour, le ministre des Sports de la Côte d'Ivoire, pays évoluant dans le même groupe et dans la même ville, Cabinda, que le Togo, Dagobert Banzio, a considéré excellent le niveau de sécurité. "Je suis satisfait, y compris des conditions de logement et de la manière dont nous avons été traités et je crois que le niveau de sécurité est celui souhaité par toutes les délégations qui étaient à Cabinda", a expliqué l'homme politique sur le site officiel de la compétition biennale. En effet, aucun problème n'a été a signaler et c'est la première bonne nouvelle de cette CAN suite aux doutes nés avant même son lancement.
L'autre polémique a concerné le match entre l'Algérie et l'Angola, joué lundi. Les deux formations se sont qualifiées pour les quarts de finale au terme d'un non-match soldé par un résultat nul qui arrangeait les deux équipes (0-0). Pendant ce temps, le Mali battait le Malawi (3-1) en vain, victime du score de ses deux rivaux. Alors y-a-t-il eu arrangement ? Le débat a été lancé et le Mali a officiellement porté réclamation auprès de la CAF, qui n'a pas encore réagi.
Une qualité de jeu parfois médiocre et des stades vides
Au cours de cette Coupe d'Afrique des nations 2010, le spectacle offert par les 15 équipes a été assez inégal. Après les 21 premiers matches, il y a eu 52 buts marqués, soit 2,47 réalisations par match en moyenne. C'est beaucoup moins qu'en 2008 où 3,09 buts par rencontre avaient été inscrits, mais c'est mieux qu'en 2006 où la moyenne était de 2,28. Il y a eu peu de grands matches, excepté notamment le Égypte-Nigeria (3-1). Le niveau technique global a été moyen et certaines rencontres ont mis en évidences des formations très limitées telles que le Burkina Faso, seule équipe à ne pas avoir inscrit un but, bien qu'elle n'ait joué que deux matches, et le Bénin. Même l'Algérie et le Ghana, qualifiés pour les quarts de finale, ont été assez faibles. Par ailleurs, sauf pour l'Angola, pays organisateur, les nations ont évolué dans des stades aux trois quarts vides, donc sans ambiance. De plus, dans la mesure où il n'y a que quatre enceintes différentes qui reçoivent des matches, les pelouses se sont rapidement abîmées. Le stade de la capitale, à Luanda, est celui qui a le plus souffert, alors qu'il devra accueillir la finale.
Les "gros" au rendez-vous, après des débuts laborieux
Parmi les huit dernières équipes encore en course pour remporter la CAN 2010, on retrouve les 5 équipes qualifiées pour la Coupe du monde (l'Afrique du Sud n'étant pas présente pour cette CAN). La Côte d'Ivoire, le Cameroun, l'Algérie, le Ghana et le Nigeria ont donc tenu leur rang. Les autres favoris sont là. L'Angola, pays hôte et présent au Mondial 2006 est logiquement au rendez-vous des quarts, ainsi que l'Égypte, double tenante du titre. La seule surprise est la présence à ce niveau du tournoi de la Zambie, entraînée par le Français Hervé Renard, que l'on n'attendait pas à pareil fête. Du côté des éliminés, le Mali n'a pas pu sortir de son groupe. Mais dans une poule composée de l'Algérie, présente à la Coupe du monde et du pays organisateur, ce n'est pas tellement étonnant. Enfin la Tunisie, démobilisée après sa non-qualification pour le Mondial et sans ses meilleurs éléments comme Fahid Ben Khallfallah, n'a pas réussi à se qualifier non plus, bien qu'ayant terminée invaincue avec 3 résultats nuls.
Ce qui est commun à presque tous les "gros" pays du continent noir est une entrée ratée dans la compétition. L'Algérie s'est faite corrigée par le Malawi (3-0), le Nigeria par l'Egypte (3-1), le Cameroun par le Gabon (1-0), et la Côte d'Ivoir a concédé le nul face au Burkina Faso (0-0). Mais ces équipes ont su réagir en gagnant lors du 2e match puis en se qualifiant lors de la 3e journée. La seule équipe a n'avoir pas connu de déconvenue est l'Egypte. Enfin, notons que le tournoi a déjà été fatal à un entraîneur, celui du Mozambique. En effet, mercredi, le président de la Fédération Mozambicaine de football a déclaré à la presse que le sélectionneur néerlandais, Mart Nooij, ne continuerait pas avec les Mambas, après l'échec de la CAN.
L'Égypte, favorite n°1 à sa propre succession
Les Pharaons, double champions d'Afrique en titre et six fois vainqueurs dans leur histoire, sont la seule équipe de la CAN 2010 à avoir remporter ses trois matches de poules. Sept buts marqués pour un seul encaissé, le bilan est très positif pour les joueurs de Hassan Shehata, qui se sont parfaitement remis de leur non-qualification pour la Coupe du monde 2010. Le plus important est la qualité de jeu démontrée et maintenue pendant les trois journées par les Égyptiens, qui ont développé un jeu technique, rapide, et porté vers l'avant. Leurs décalages leur ont permis de se créer beaucoup d'occasions. C'est pourquoi les coéquipiers de Zidan apparaissent comme les favoris numéros 1. Face au Cameroun, ils auront forts à faire en quart de finale. Mais les Lions Indomptables ont montré plus de qualités physiques et athlétiques que footballistiques, au premier tour. La Côte d'Ivoire apparaît, elle, comme la favorite numéro 2. Mais n'ayant joué que deux matches, il est plus difficile de juger les Éléphants. Cependant, leur succès sur le Ghana (3-1) a été probant.
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