jeudi 14 janvier 2010

L'Algérie grande nation du football africain

L'Algérie est-elle redevenue cette grande nation du football africain ? Qualifiés aux forceps contre l'Egypte pour la prochaine Coupe du monde, les Fennecs ne sont pas flamboyants en ce début de Coupe d'Afrique des nations 2010. Laminés par le Malawi (3-0), lundi dernier, les Algériens se sont repris en dominant le Mali (1-0), jeudi après-midi à Luanda. Au terme d'un match médiocre, totalement dénué de folie offensive et d'application technique, la formation de Rabah Saâdane se relance dans le groupe A et devra faire la différence lors de l'ultime levée contre l'Angola, qui reçoit le Malawi dans la soirée.

Le but d'Halliche suffisant

A défaut d'être étincelants offensivement, les coéquipiers de Yazid Mansouri se sont surtout montrés très solides. Positionnés très bas dans leur partie de terrain, les Algériens ont subi lors du premier quart d'heure de jeu, se procurant toutefois la première occasion, avec un centre de Ziani depuis la droite retombé sur la transversale (6e). Délaissant son 3-5-2 déjà assez défensif, Saâdane a cette fois-ci composé avec un 4-2-3-1 qui obligeait Belhadj à surtout assurer ses arrières. Bezzaz était aligné sur l'aile gauche, avec Matmour sur l'autre aile, alors que Ziani menait le jeu derrière une unique pointe, Ghezzal.

C'est sur une phase arrêtée que l'Algérie a fait la différence. Après une violente faute du Boulonnais Soumaré sur le Strasbourgeois Bezzaz, Ziani envoyait le cuir dans le paquet. Rafik Halliche, au second poteau, s'imposait dans les airs pour dévier le ballon dans la cage de Soumbeïla Diakité (0-1, 43e). Les Verts avaient fait le minimum et s'en contentaient, se recoquillant ensuite dans leur camp pour laisser le seul Ghezzal aux avant-postes. L'influence de Karim Ziani s'amenuisait grandement après la pause, dans une partie toujours aussi soporifique.

Les Aigles sans révolte

La faute à un Mali complètement hors sujet en terme de motivation. Les hommes de Stephen Keshi n'ont jamais réagi avec envie à l'ouverture du score algérienne. Seule une incursion dans la surface d'Adama Tamboura inquiétait un Fawzi Chaouchi pourtant très fébrile. Le latéral gauche, dans un angle fermé, avait l'intelligence de tenter sa chance en frappant sur le portier adverse alors que ses coéquipiers attendaient une offrande en retrait (52e). Mamadou Diallo puis Frédéric Kanouté, affaibli physiquement, étaient lancés dans la bataille (59e et 61e) mais rien ne changeait, les défenseurs maliens multipliant les longues relances médiocres.

Le fameux entrejeu des Aigles, composé de Mahamadou Diarra, Seydou Keita et Momo Sissoko, n'a jamais imposé sa loi. Le Madrilène devait combler les errances défensives de ses coéquipiers alors que le Turinois ne parvenait pas à créer de décalages. Le Barcelonais fut inexistant dans un rôle d'attaquant de soutien au Nantais Tenema N'Diaye, avant-centre et soutenus par le Clermontois Mustapha Yatabaré et le Manceau Modibo Maïga. Même les derniers assauts dans le temps additionnel furent aisément annihilés. Chaouchi commettait une erreur de mains sans conséquence (92e), avant que l'arbitre érythréen n'achève cette pauvre rencontre. L'Algérie devra se montrer plus impériale pour confirmer son statut
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