Cette déconvenue du Cameroun offre à Paul Le Guen sa première contrariété à la tête de sa sélection. Jusqu'à présent, l'ancien entraîneur du Paris SG n'avait quasiment connu que des satisfactions avec un bilan de six victoires et un nul en sept rencontres. Cette fois, pour le grand rendez-vous de la CAN, l'équipe camerounaise est retombée dans ses travers. Pourtant, avec un 4-3-3 ambitieux, elle a entamé la partie sur les chapeaux de roues en transperçant la fébrile défense du Gabon dès ses premiers assauts. Ainsi, Ovono n'a pas tardé à chauffer ses gants en sortant une frappe à mi-hauteur signée N'Guemo (6e) puis en détournant sur son montant une frappe croisée d'Emana (8e). Cette entame de match en boulet de canon des Lions Indomptables semblait leur annoncer une entrée en matière sans grandes contrariétés. Il n'en a rien été.
Ovono dans un grand soir
Effectivement, le scénario a été tout autre. En chipant un ballon dans les pieds de Rigobert Song, Webo a pu lancer Cousin sur la voie de l'ouverture du score (0-1, 17e). Dès lors, le Gabon s'est senti pousser des ailes. Les Panthères ont corrigé leurs lacunes défensives de début de rencontre pour évoluer en bloc équipe. Une organisation qui a totalement enrayé la machine camerounaise, déjà K-O par ce but encaissé contre le cours du jeu. Néanmoins, la sélection d'Alain Giresse a fini par montrer des signes de faiblesse après le repos pour offrir une multitude d'occasion aux Lions. Qu'importe. Car Ovono a sorti une prestation de haute volée.
Le portier du Mans a ainsi connu une réussite maximale. On l'a vu multiplier des parades réflexes, à l'image de ses interventions sur une tentative de Webo (56e), sur une frappe en force d'Emana (74e) ou encore sur un coup-franc lointain de Geremi (89e). Pour ne citer que celles-ci. Ainsi, malgré un Eto'o transparent, le Cameroun a pu se procurer des opportunités d'égaliser. En vain. Le Gabon n'a rien lâché, quitte à jouer l'intox à la vue de la stratégie de gain de temps opéré dès la fin de la première période. Si rien n'est encore joué après ce premier match, Alain Giresse et Paul Le Guen y voient déjà un peu plus clair sur les forces et faiblesses de leurs équipes. Le second nommé sait déjà que ses Lions n'auront pas le droit à une deuxième erreur, dimanche, face au Zambie.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire