"Tu sais ce que l'on te propose. Tu détiens les clés. Quand tu seras prêt, tu viendras me voir". C'est par ses mots que Jean-Louis Triaud s'est adressé à Marouane Chamakh, en décembre à propos de la situation contractuelle de son avant-centre marocain. En fin de contrat en fin de saison, l'attaquant girondin peut en effet s'engager avec le club qu'il souhaite, sans que ce dernier n'ait à payer la moindre indemnité de transfert. Une situation qui ne rapporterait donc rien à Bordeaux, son club formateur, qui souhaite le faire prolonger.
Le président girondin, qui était l'invité d'Europe 1 Foot, lundi, n'a de son côté pas abandonner l'idée de conserver le joueur : "Dans notre esprit, peut-être qu'il va se dire qu'il n'est pas si mal à Bordeaux. On parle de Liverpool, mais c'est un club qui n'est pas forcément sur une pente ascendante. Avec Laurent Blanc, il ne peut que progresser et aura peut-être plus de choix dans un an ou deux. Mais c'est lui qui se déterminera et nous prendrons acte. Il peut partir pour zéro euro, c'est envisageable, et c'est son droit".
Triaud a ensuite évoqué la saison bordelaise, à l'heure où les équipes se lancent dans la deuxième partie du championnat, et où les coupe nationales battent leur plein. "Les coupes nous permettent d'entretenir une dynamique. Ce n'est valable que lorsque l'effectif est riche, et le nôtre l'est. Après, le titre reste la priorité, mais aussi la Ligue des champions. Ce huitième de finale, il me tient à coeur. Accéder aux quarts de finale est devenu un objectif", explique ainsi le boss bordelais au micro d'Europe 1.
Pour finir, le président girondin s'est exprimé sur la situation de Laurent Blanc, qui fait figure de favori pour succéder à Raymond Domenech après la Coupe du monde : "Je ne vois pas pourquoi il ne resterait pas. Il dit lui-même qu'il lui reste une année de contrat. S'il part de Bordeaux un jour, moi je le vois plus se diriger vers un grand club avant de prendre en main une sélection. Mais il a de quoi s'épanouir à Bordeaux. Il n'a pas trop de pression, pas trop de contraintes et un effectif de qualité".
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