Le soleil de Tunisie a visiblement fait du bien aux Lyonnais. Partis en stage de l'autre côté de la Méditerranée durant la trêve hivernale, ils sont revenus avec les batteries rechargées et le moral regonflé. Et les résultats suivent. En 2010, l'Olympique lyonnais a remporté ses quatre matches : Strasbourg en Coupe de France (1-3), Metz en Coupe de la Ligue (3-0) puis Nancy (0-2) et Lorient (1-3) en championnat. Une série qui confirme le renouveau d'une formation lyonnaise inquiétante durant la première moitié de saison. "L'OL va mieux, bien évidemment, on reste sur quelques victoires d'affilée, on marque des buts et on joue mieux au ballon. Ca donne aussi une meilleure ambiance dans le groupe, reconnaît volontiers Kim Källström. La seule chose qui fait avancer, ce sont les résultats. Enchaîner les victoires, sans trop penser au niveau et retrouver notre niveau de jeu ensuite".
Mais les Lyonnais ne s'enflamment pas. Tout n'est pas encore parfait, loin de là, et l'OL n'est pas encore redevenu cette redoutable machine à gagner qui a régné durant près d'une décennie sur l'Hexagone. A Lorient, la première période a rappelé pourquoi le club rhodanien pointe aujourd'hui à 11 longueurs de Bordeaux. "On a manqué de présence, notamment dans les duels et Lorient a logiquement pu développer son jeu", avoue Hugo Lloris. Mais s'il y en a un qui n'a pas apprécié, c'est bien Claude Puel. "On était complètement apathique. J'attendais un match plein", regrette l'entraîneur qui a visiblement tapé du poing sur la table à la pause. "A la mi-temps, j'ai dit aux joueurs que c'était du gâchis d'avoir les qualités qu'ils avaient et de ne pas les exploiter", raconte-t-il.
Les choix de Puel
Et Puel n'a pas attendu le retour au vestiaire pour trancher dans le vif. La sortie dès la 38e minute de Miralem Pjanic, inexistant, au profit de Bafétimbi Gomis fut bénéfique tout comme celle de Bastos, au manque d'implication défensive criant, sorti au bénéfice de Govou à la 66e et manifestant sa colère en évitant de serrer la main de son entraîneur. "J'ai fait un changement rapide car j'ai horreur qu'on subisse les situations", a-t-il expliqué après coup. Un choix payant. La seconde période fût sans doute la plus aboutie de l'OL depuis septembre avec un jeu enfin porté vers l'avant et de l'engagement physique. Comme face à Strasbourg, Gomis a montré ce qu'il pouvait apporter. "Bafé est bien rentré et a apporté un plus, notamment pour gagner des ballons et maintenir le bloc assez haut", a souligné Puel.
Outre le passage en 4-4-2, Claude Puel a ainsi envoyé un message fort à ses joueurs. Lui qui estimait lors de l'ouverture du mercato que les renforts viendraient du retour des blessés a désormais le choix. Les absences ne dictent plus les compositions d'équipe. A Lyon, la concurrence est de retour et les joueurs en ont pris conscience. Après avoir terminé l'année 2009 sur les rotules, Kim Källström a ainsi montré un tout autre visage après la pause au Stade du Moustoir, signant un doublé (70e, 88e) et trouvant même la transversale (54e). Delgado s'est lui aussi démultiplié, amenant ainsi le but de l'égalisation de Lisandro Lopez (62e). "Mes joueurs ont des qualités qui peuvent être énormes. Il faut les exprimer, tout simplement", estime Puel. C'est exactement ce qu'ils ont fait.
"Un match déclencheur"
Mais l'entraîneur ne veut plus se contenter d'une seule période, même si celle-ci a permis à son équipe de montrer "son vrai visage" et de reprendre confiance. Claude Puel attend désormais mieux. "J'espère que c'est un match un peu déclencheur, fédérateur. Nous n'avons plus le droit de descendre en dessous d'un certain niveau et nous avons un devoir d'exigence", exige-t-il de ses troupes. Car c'est un déplacement à Monaco en Coupe de France qui se profile. "On va à Monaco contre une équipe costaud, on est dans l'adversité. Je ne m'arrête pas à quatre victoires, je veux une cinquième, une sixième etc, on en a les possibilités", prévient-il. Vivement critiqué, Puel avait défini l'objectif des cinq derniers mois de la saison : revenir sur le podium de la Ligue 1. Aujourd'hui, Lyon n'est qu'à un point de la 3e marche
Eurosport
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