lundi 22 février 2010

Après la 25° journée

L'EQUIPE EN HAUSSE

Marseille (5e)

La défaite à Montpellier (2-0) parait bien loin pour Marseille. Depuis son revers à La Mosson, l'OM vient d'enchainer trois victoires consécutives, dont une face à Nancy (3-1) dimanche après-midi au Vélodrome. Revenus à la quatrième place du classement, les Olympiens sont plus que jamais dans la course au titre. Même si Didier Deschamps ne veut pas s'enflammer. "L'important, c'est la continuité. C'est ce qui nous a manqué en première partie de saison, où nous pouvions être très bons sur certains matches, puis beaucoup moins bons ensuite. Là, nous enchaînons, gagnant confiance et sérénité. Les victoires appellent les victoires. Mais il faut demeurer vigilants, car l'équilibre est fragile", a-t-il souligné. Si les Phocéens en sont là, ils le doivent aussi à Mamadou Niang, auteur d'un triplé, son premier avec l'OM, face à l'ASNL et de cinq buts sur ses trois derniers matches. Si l'attaquant sénégalais continue à ce rythme, la bande à D.D. va être difficile à arrêter.

L'EQUIPE EN BAISSE

Monaco (7e)

Si Marseille est en pleine ascension, son voisin monégasque est en chute libre. Largement battue à Lens (3-0), l'ASM a concédé une troisième défaite consécutive pour tomber à la 7e place au classement. Les Monégasques, désormais distancés dans la course à l'Europe, ont été malheureux dans l'Artois avec un penalty non sifflé sur Nenê et un autre, moins évident, accordé aux Lensois en deuxième période. De quoi déclencher la colère de Guy Lacombe, même si l'entraineur monégasque en a surtout après ses joueurs. " Il est quand même étonnant que nous soyons menés deux à zéro à la pause. Lens ouvre le score sur sa première frappe, sur un coup de pied arrêté alors que nous avions travaillé ce genre de problème. C'est difficilement compréhensible. Nous leur avons offert ce but. Nous devons entrer dans un match comme lors de certaines de nos rencontres précédentes. C'est-à-dire unis pour quelque chose. Quand c'est l'inverse, nous n'arrivons pas à réaliser grand chose. Je ne suis pas content de l'arbitrage mais ce n'est pas l'arbitre qui met des buts contre nous", a-t-il ainsi fait remarquer après le match.

LE JOUEUR

Michel Bastos (Lyon)

Discret cette saison, rarement titulaire, Michel Bastos n'avait pas confirmé les 18 millions d'euros déboursés par Lyon l'été dernier pour le faire venir. A Sochaux, il est revenu sur le devant de la scène. Et de quelle manière ! Avec un triplé en 21 minutes au cours de la première période, le Brésilien a été le grand bonhomme de l'éclatant succès de l'OL à Bonal (0-4). Un coup franc, un missile sous la barre et une belle volée du gauche ont ravi les Lyonnais, mais surtout le héros de la soirée. "Le foot nous donne de bonnes surprises car cela ne m'était jamais arrivé de marquer trois buts en si peu de temps (5e, 24e, 25e). Même pas au Brésil! Cela fait du bien de pouvoir aider son équipe de la sorte. J'ai prouvé que je ne baissais pas la tête même si je n'ai pas caché que je voulais être sur le terrain face au Real de Madrid", a confié l'ancien Lillois. Nul doute que Claude Puel pourrait désormais être tenté de le titulariser au match retour.

LE BUT

Pierre Aubameyang (Lille)

Ce n'est certainement pas le plus beau de la journée, mais qui sait s'il ne restera peut-être l'un des plus importants de la saison. Entré en cours de match, Pierre Aubameyang a en effet offert la victoire à Lille sur le terrain de Rennes en reprenant victorieusement une frappe de Stéphane Dumont repoussée dans un premier temps par Nicolas Douchez, dans la dernière minute du match. Une réalisation lourde de conséquences puisqu'elle permet aux Lillois de reprendre la troisième place abandonnée momentanément à Lyon, vainqueur un peu plus tôt de Sochaux (0-4). Et le Gabonais, lui, pouvait difficilement rêver meilleur moment pour signer son premier but de la saison.

LA STAT

531

Drôle de soirée pour Montpellier à Saint-Etienne. Tout allait bien pour le club héraultais jusqu'à la 78e minute. Les hommes de René Girard tenaient un honorable match nul à Geoffroy-Guichard. Mieux, ils ont battu à ce moment précis le record d'invincibilité de la saison avec 531 minutes sans prendre de but, effaçant ainsi Bordeaux des tablettes. La satisfaction légitime n'a cependant été que de très courte durée. Dans la minute suivante, Emmanuel Rivière reprenait victorieusement un centre de Blaise Matuidi pour inscrire le seul but du match et mettre un terme à la série de cinq victoires consécutives des Montpelliérains. Le promu, qui conserve cependant sa deuxième place au classement, trouvera une maigre consolation en se disant qu'il a tenu juste le temps qu'il fallait pour s'offrir un record.

LA DECLA

Alain Casanova (entraineur de Toulouse)

"Le penalty ? Il a un peu beaucoup changé le match... Je n'ai pas revu les images, mais tout le monde me dit qu'il y a deux joueurs à la lutte et peut-être une première faute de Luyindula... En plus il y a double sanction, l'arbitre n'est peut-être pas très bien placé et s'est précipité un petit peu. Les deux décisions sont très sévères. Les occasions et les deux poteaux, ce n'est pas une question de malchance, il ne faut pas voir les choses comme ça, c'est une question d'efficacité. Il faut être plus tueur, c'est un mal qui nous ronge depuis un bon moment. En marquant, on aurait fait douter cette équipe de Paris qui était largement à notre portée, ils auraient été fébriles défensivement. Notre trajectoire n'était pas trop mal depuis la reprise, c'est un coup d'arrêt avec la défaite. Revenir avec un point ç'aurait été logique
".
eurosport
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