jeudi 4 février 2010

Blanc ....démenti

Un démenti formel. Jean-Pierre Escalettes, le président de la FFF, a préféré lever toute ambiguïté, dès mercredi soir, autour du buzz qui s'emballe quant à l'accord de principe que lui aurait donné Laurent Blanc pour prendre la succession de Raymond Domenech. «C'est tout à fait faux, a-t-il asséné sur RMC Info. C'est ridicule. Evidemment que je démens complètement», a lâché le patron de la 3F, parlant «d'intoxication». Le vice-président Noël Le Graët, très influent sur le dossier du sélectionneur, nous a aussi confirmé dans la matinée que la fédération était loin «d'être sur le point de faire signer Pierre, Paul ou Jacques, et en l'occurrence Laurent Blanc».

«Farfelu» selon Triaud, «ridicule» selon Escalettes
Le président des Girondins de Bordeaux, Jean-Louis Triaud, qui a dans son tiroir un contrat courant jusqu'en 2011 pour son entraîneur, nous a assuré qu'il ne croyait « pas du tout » au scénario dessiné dans les colonnes du Parisien, jeudi matin, selon lequel deux rencontres secrètes auraient accouché d'un accord, les derniers détails restant à finaliser. « Je n'ai pas à réagir aux articles farfelus des uns ou des autres », nous a-t-il dit d'un air amusé. Blanc, qui s'est promis de ne plus ouvrir la bouche à ce sujet jusqu'au 15 mai, n'était pas joignable aux premières heures de la matinée.

L'entraîneur des champions de France reste le favori du président de la FFF, qui a personnellement cité les noms de quatre candidats au mois de janvier : Laurent Blanc, Didier Deschamps, Alain Boghossian et Jean Tigana. Il a rappelé vendredi, en marge du dernier conseil fédéral, qu'il avait l'intention de nommer le successeur de Domenech avant la Coupe du monde. L'existence d'une clause dans le contrat de Laurent Blanc, créant les conditions d'une libération anticipée, n'a jamais été confirmée par les intéressés. Ni démentie. Mais selon les informations de L'Equipe, c'est plutôt vers l'exercice d'une fonction de manager dans un grand club européen que le «Président» s'oriente pour la suite de sa carrière.

Les Bleus, «ça peut se refuser»
C'est la direction que traçaient ses dernières déclarations publiques à ce sujet, le 4 janvier : «Si on me le propose, est-ce que ce sera le bon moment ? L'équipe de France, ça peut se refuser, bien sûr. (...) Dans mon plan à moi, mon avenir, il n'y a pas d'urgence, je suis lié contractuellement aux Girondins pendant deux ans». Mais il n'est «pas évident», concédait-il aussi, qu'il aille au terme de son contrat.


L'équipe

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