«Laurent Blanc, Bordeaux est-il favori ?
Pas spécialement. Vous, les médias, faites de Bordeaux le favori au vu de son parcours européen cette saison. Mais si on analyse bien les 8es de finale depuis dix ans, l'Olympiakos a l'habitude de ces rendez-vous. On a autant de chance de se qualifier qu'eux. Lors du tirage, on était satisfait car on craignait de tomber sur un adversaire huppé. Mais les joueurs et l'entraîneur de l'Olympiakos se sont fait la même remarque. Nous sommes donc à égalité.
Dans une ambiance qui devrait être assez chaude, l'entame sera-t-elle primordiale ?
On aura une entame, un milieu et une fin du match à maîtriser. Tout est important lors des grands rendez-vous. Et puis, il ne faut pas oublier qu'il y a deux confrontations. J'espère surtout qu'après le premier acte nous aurons conservé nos chances de qualification.
Quel est pour vous le niveau de l'Olympiakos ?
C'est difficile à analyser. Le Championnat grec, on le connaît mais pas aussi bien que l'anglais, italien et l'espagnol. En Grèce, beaucoup de joueurs arrivent d'Amérique du sud et les effectifs changent souvent. C'est comme nous, nous n'avons peut-être pas la même disposition qu'il y a deux mois.
Quelles sont les ambitions de Bordeaux ?
C'est de jouer à fond ce huitième de finale. On s'est donné les possibilités de le faire en sortant de notre groupe. On vient ici pour essayer de développer du jeu car c'est le meilleur moyen de déstabiliser cet adversaire. L'idéal sera de bien défendre, d'avoir la maîtrise du jeu et de se procurer des occasions. Il faudra en imposer dans les duels, savoir être agressif, avoir du répondant... Tout ça, on l'a déjà démontré en Ligue des champions. De ce premier match, il y aura beaucoup d'enseignements à tirer. Ça nous aidera énormément pour le match retour.
Mais Bordeaux n'est plus aussi flamboyant qu'en 2009...
Notre niveau de forme n'est pas le même qu'en novembre et décembre, c'est vrai, mais j'espère qu'on va le retrouver. Ce match peut nous faire revenir à ce niveau. Le contexte est différent que le Championnat de France. La Ligue des champions, ça annihile ou ça décuple la motivation et les forces. Toute l'équipe devra augmenter son niveau de jeu individuel et collectif.
Lors des derniers matches, Bordeaux a encaissé plusieurs buts. Défaillances individuelles ou collectives selon vous ?
Les deux. Il y a eu des errements individuels et, forcément dans ces cas-là, le collectif devient moins solide. On produit des choses intéressantes mais nos bases défensives sont moins efficaces. Nous nous devons de retrouver une confiance collective.
Un huitième de finale avec double confrontation est-il différent dans l'approche qu'un match de phase de poules ?
Ça change quelque chose mais on en est conscient. Demain, c'est 45 minutes et à Bordeaux ce sera l'autre mi-temps. Nous ne sommes pas venus pour défendre à tout prix, ce n'est pas ma philosophie. L'Olympiakos va nous mettre la pression et il faudra que mon équipe joue. Mais pas jouer pour jouer, attention. Jouer pour concrétiser les moments forts au tableau d'affichage. Nous devons avoir l'ambition de marquer à l'extérieur. Le contenu de ce match va nous donner un signe très fort pour la suite de la compétition mais également pour notre fin de saison. »
l'équipe
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