dimanche 7 février 2010

Drogba super star face à Arsenal

A force, on va finir par croire que Didier Drogba prend un malin plaisir à prouver, chaque fois, aux fans des Gunners qu'il est bien le roi de Londres. Déjà auteur d'un doublé à l'aller (3-0 pour Chelsea), l'Ivoirien a marqué, dimanche, ses 11e et 12e but sur les 10 derniers matches contre Arsenal (8e, 23e), toutes compétitions confondues ! Il va donc une nouvelle fois faire cauchemarder les supporters ennemis. Non seulement son doublé permet à son équipe de reprendre les commandes de la Premier League, abandonnées pendant 24 heures à Manchester United, mais il écarte encore un peu plus de la course au titre un rival qui croyait dur comme fer pouvoir se relancer à Stamford Bridge. Passé tout près du triplé si un coup franc à sept minutes de la fin n'avait pas heurté la barre, Drogba ne fera pas la fine bouche : son club, deux points devant MU, n'aura donc encore qu'un seul vrai rival cette saison puisqu'il a relégué presque à lui seul Arsenal à neuf longueurs.

John Terry imperméable à la pression
L'avant-centre aux 17 buts en Championnat, qui a reçu une standing ovation à sa sortie à la 90e minute, a aussi été bien aidé par... John Terry, son capitaine si décrié en ce moment. En pleine période de «Terrygate» en Angleterre (sa relation extra-conjugale avec la femme de Wayne Bridge fait scandale), le défenseur central des Blues a prouvé qu'il était avant tout un très grand joueur de football. En tenant d'une main de fer sa défense pendant tout le match, mais aussi en réalisant une passe pour le coup drôlement décisive, d'une déviation de la tête, pour offrir le premier but à Drogba dès la 8e minute (l'Ivoirien n'avait plus qu'à pousser dans le but vide). Son public le lui a d'ailleurs bien rendu en l'ovationnant après la partie. Un soutien qui lui a même mis les larmes aux yeux.

Des Gunners encore trop tendres face à leur bête noire
Ce but, les Gunners ne s'en sont d'ailleurs jamais vraiment remis. Bousculés physiquement et tactiquement pendant toute la première période, ils n'ont jamais su, ou pu, percer la grosse défense de Chelsea. Avant tout par manque de poids devant face aux monstres physiques que sont Cole, Terry, Ivanovic, Carvalho ou Obi Mikel, qui fêtait son 100e match en Premier League. Mais aussi par manque d'expérience. Encore et toujours. En jouant mieux les quelques bons coups qu'ils ont eu en seconde période, ils auraient pu relancer la partie. Et pourquoi pas offrir à Arsène Wenger l'honneur de devenir le 2e entraîneur, après Alex Ferguson, a obtenir 300 victoires en Premier League. Mais les Blues étaient trop forts, et ne méritaient pas une 3e défaite sur leurs 16 derniers derbies. Invaincus depuis 13 matches (10 en Championnat), 24 à domicile, ils ont rendu leur 12e «clean sheet» (match sans prendre de but) de la saison. Qui dit mieux ? Pour le moment, personne.

France Football
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