jeudi 25 février 2010

Faut-il faire tourner?

Faire souffler ses joueurs pour préparer le choc face au PSG ou ne pas prendre de risque pour assurer sa qualification en Europa Ligue ? La question tracasse Didier Deschamps depuis la large victoire à Copenhague (1-3). Construit patiemment en 2e période sur la base d'une évidente supériorité technique et d'une nette différence de niveau dans le talent individuel, le succès marseillais (1-3) offre une vraie garantie à Deschamps. D'autant que, comme l'a encore prouvé la victoire sur le même score face à Nancy dimanche en championnat, l'OM se sent à chaque sortie un peu plus sûr de son football. La mayonnaise offensive, notamment, prend corps autour de l'Argentin Lucho Gonzalez qui s'affirme dans son rôle de plaque tournante, dont les coéquipiers lisent aujourd'hui mieux le jeu.

Les conditions paraissent donc réunies pour faire souffler des organismes très sollicités depuis la reprise, "surtout que nos temps de récupération sont plus courts que les clubs disputant la Ligue des champions comme Bordeaux et Lyon", explique Deschamps. Son homologue danois Stale Solbakken affirme d'ailleurs qu'il "ferait la même chose" à la place de Deschamps, n'y voyant aucun signe "d'arrogance". "Le plus important actuellement, c'est faire récupérer les joueurs. Ceux qui sont le plus sollicités ne font d'ailleurs quasiment plus que de la récupération, avec notamment des exercices de vélo, des drainages et massages et un gros usage de boissons spécifiques", confirme le préparateur physique, Christophe Manouvrier. "L'ensemble de la cellule médicale et préparation physique doit d'autant plus rester vigilante que la dynamique actuelle des résultats peut parfois faire oublier la fatigue. Cela dit, nous avons fait un gros travail en stage lors de la trêve et nous obtenons aujourd'hui les mêmes performances lors des tests physiques que début janvier", poursuit Manouvrier.

Des changements progressifs

La nécessité de "garder suffisamment de fraîcheur avant dimanche pour des joueurs ayant été très sollicités" comme l'indique Deschamps, ne doit pas pour autant conduire "à faire n'importe quoi" au risque de "l'excès de déconcentration". Les Danois le savent, convaincus d'avoir été "la meilleure équipe 75 minutes durant" à l'aller. Une allusion à peine voilée à l'expérience malheureuse de l'élimination en Coupe de France à Lens le 10 février. Ce soir-là, Mbow, Morientes, Koné, Hilton et Abriel avaient débuté la partie, qui s'était soldée par un échec cuisant (1-3). Il est plus vraisemblable, du coup, que le coach marseillais débute avec une équipe moins remodelée qu'à Lens et qu'il procède aux changements progressivement.

Les pépins des uns devraient en tout cas faciliter sa sélection. Souffrant d'une plaie à un pied depuis dimanche, l'attaquant Mamadou Niang, auteur d'un triplé, devrait être ainsi ménagé. Au profit vraisemblable de Morientes ou de Koné, qui se sent plutôt à l'aise dans l'axe, et en attendant le retour de Brandao, blessé.La suspension de Mbia, dont l'association avec Diawara en charnière donne satisfaction à Deschamps, modifiera aussi la donne en défense. S'il redonne du temps de jeu à Hilton, Deschamps pourrait alors replacer Heinze à gauche, à la place de Taiwo débordé en première mi-temps dimanche. A moins qu'il ne fasse souffler Diawara. Autre candidat au repos: le milieu défensif Edouard Cissé, que Kaboré pourrait relayer. Lucho, très sollicité ces temps-ci, pourrait également retrouver le banc. Paris vaut bien de ménager un stratège....

AFP

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