vendredi 5 février 2010

Lyon à la relance

Ouf ! Après un mois marathon, au cours duquel l'OL a disputé pas moins de huit rencontres en 25 jours, les Lyonnais ont enfin pu souffler cette semaine. Pas de match le mercredi, c'est assez rare pour être signalé dans un calendrier surchargé pour le club rhodanien. Qui n'aura pas traversé ce premier mois de l'année sans laisser quelques plumes. Les hommes de Claude Puel ont ainsi dit adieu à la Coupe de France et à la Coupe de la Ligue après des éliminations respectivement face à Monaco et Lorient. Ça va beaucoup mieux en Ligue 1 en revanche. Dimanche, face au PSG, les Gones ont su renverser une situation compromise pour signer un troisième succès consécutif en championnat (2-1).

Une série capitale pour conserver un mince espoir de reconquérir le titre abandonné l'an passé à Bordeaux. Et d'autant plus importante que l'OL avait fini l'année en roue libre, avec une seule victoire dans les sept derniers matches de 2009. Si les éliminations en coupes viennent un peu atténuer cette impression, il y a quand même du mieux dans la machine rhodanienne. La trêve a manifestement fait du bien aux hommes de Puel, revenus à la quatrième place du classement à neuf longueurs du leader girondin. "Depuis le début de l'année, je pense que ce stage en Tunisie nous a bien aidés. Cela a bien ressoudé le groupe. Après, il y eut ces deux éliminations en coupe qui nous ont fait mal. Maintenant, on se concentre sur le championnat avec pour objectif les trois premières places", explique le milieu de terrain Maxime Gonalons, qui a prolongé son contrat avec Lyon jusqu'en juin 2014, sur le site officiel du club.

"Cela reste jouable"

Et le mois de février, bien que moins copieux que son prédécesseur, sera cependant tout aussi important pour la survie des ambitions rhodaniennes. Deux déplacements, à Toulouse et à Sochaux, et deux réceptions, celles de Lens et Nice, avec le 8e de finale aller de la Ligue des Champions face au Real Madrid en guise d'entracte. Si l'ogre madrilène fait figure d'épouvantail sur la scène européenne, les adversaires proposés à l'OL en championnat sont en revanche bien plus abordables. Ce mois-ci, Lyon a cinq rencontres à disputer, pendant que le leader bordelais en aura huit à son programme. C'est le côté "positif" d'avoir été éliminé des deux coupes nationales, et cela pourrait permettre aux Lyonnais de gérer leurs forces pour se rapprocher des Girondins au classement. Les hommes de Puel y croient en tout cas. "On espère pouvoir les titiller. Bien sûr, Bordeaux n'est qu'à neuf points. Mathématiquement, cela reste jouable", affirme Gonalons.

Le club rhodanien n'a cependant plus de temps à perdre. S'il veut espérer reprendre son titre, il ne doit plus laisser des points en route comme cela avait été le cas à la fin de l'année 2009. Il faudra donc ramener un résultat positif du Stadium, dimanche, face à des Toulousains en net regain de forme, mais dont la fraicheur pourrait être entamée par la demi-finale de Coupe de la Ligue disputée face à Marseille mercredi. "Cela peut nous aider physiquement. Ils auront un match de plus dans les jambes. Après, tout dépend s'ils font tourner. Lorsqu'elles nous rencontrent, toutes les équipes donnent leur maximum, il va donc falloir être prêt à livrer un beau combat", conclut Gonalons, conscient que le retour de l'OL dans le carré de tête de la Ligue 1 n'est pas forcément passé inaperçu. Mais les Gones ne vont pas s'en plaindre. A l'aube d'un mois décisif, cela signifie déjà qu'ils n'ont pas encore tout perdu cette saison.

Eurosport

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