Joris Marveaux, le maintien assuré, vers quel objectif vous tournez-vous ?
J.M.: C'est encore un peu tôt pour en parler. On veut se plonger dans le mois de février qui promet d'être compliqué avec notre nouveau statut. On va laisser passer quelques matches pour savoir comment gérer la fin de saison. Si dans un mois on reste bien placé, on parlera d'une manière différente et on affichera une nouvelle ambition. Ce n'est pas parce que nous avons battu l'OM et que l'on a 42 points que l'on peut déclarer une candidature à l'Europe. On reste tranquille.
Avez-vous abordé le sujet d'une nouvelle ambition entre vous ?
J.M.: On plaisante entre nous au sujet de notre seconde place. On entend autour de nous pas mal de choses, on nous parle de statistiques. Il faudrait d'ailleurs une catastrophe pour que l'on termine en milieu de tableau. Trois matches compliqués nous attendent. Avant d'affronter Grenoble et Saint-Etienne, on attend de voir comment on va se comporter face à Boulogne, face à une équipe qui joue pour le maintien. Jusqu'à présent, nous avons bien négocié les matches face à ces équipes.
Qu'est-ce qui a le plus changé ces derniers temps ?
J.M.: Le regard des autres change. Il y a plus de monde à l'entraînement, les sollicitations des journalistes sont plus fréquentes. Tout le monde se montre quelque peu impatient avec notre ambition et veut nous mettre un nouvel objectif en tête. L'engouement est légitime, mais nous ne devons pas nous enflammer.
Que change la victoire face à l'OM ?
J.M.: Elle est symbolique. Depuis le début de saison, on ne parle que du maintien. On l'obtient mathématiquement face à l'OM, dans un match dont on nous parle depuis longtemps, promettant que le stade de la Mosson serait en faveur de l'OM. Jusque-là, une critique revenait sur l'absence de victoire face aux équipes du haut de tableau. Une critique qui nous faisait un peu chier. Il y a eu le succès devant Lille, puis la victoire à Lyon avant la trêve et maintenant l'OM, qui était un vrai test pour nous. Même si Montpellier est une surprise, il n'est pas là par hasard. C'est le message de ce succès. Il marque les esprits même si le plus dur est devant nous.
N'existe t-il pas un côté revanchard dans votre équipe ?
J.M.: C'est un esprit qui anime les joueurs au regard de nos parcours respectifs, de nos histoires personnelles. Cela anime également le staff technique. Le coach a eu des déboires, le club a passé cinq ans en Ligue 2. Aujourd'hui, les dirigeants sont fiers d'être à nouveau en Ligue 1. Cet esprit anime toutes les composantes du club. Il fait un peu notre force".
Le succès devant l'OM vous a t-il décomplexé à la Mosson en vue des prochains matches face à vos poursuivants immédiats ?
J.M.: Il n'y avait pas de complexe à la Mosson. D'ailleurs, notre match face au PSG (1-1) nous avait libérés dès notre entrée en Ligue 1. Ensuite, on s'est très bien comporté à domicile, malgré les deux défaites devant Bordeaux et Nancy. Ce rendez-vous face à l'OM tombait à pic. On a eu un super feeling avec le public de la Mosson, on a encore envie de vivre des moments comme ça".
AFP
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