Les mots sont durs, mais ce mental évoqué par Kombouaré fait définitivement défaut à ses joueurs en ce moment. La défaite subie à Lyon (2-1) dimanche est là pour le confirmer. Dominateur en première période, en tête au score grâce à un but de Mevlut Erding, le PSG s'est fourvoyé en seconde mi-temps. L'expulsion de Sakho sur une action anodine et les deux buts concédés dans le dernier quart d'heure, sans que l'OL ne paraisse vraiment irrésistible, sont autant de regrets qui accompagnent la neuvième défaite parisienne cette saison. "C'est clair qu'on peut en avoir. Nous avons la chance d'ouvrir le score à l'extérieur et face à Lyon. On aurait dû mieux gérer ce match. Nous avons donné le bâton pour se faire battre. C'est dommage car ce n'est pas la première fois que ça nous arrive. Si on veut espérer quelque chose de positif, il ne faudra plus reproduire ce genre d'erreur", martèle Stéphane Sessègnon sur le site officiel du club. Le souci, c'est que Paris débite ce discours depuis le mois de septembre. Lyon n'est qu'un exemple parmi d'autres pour une équipe incapable de gérer ses fins de matches, comme en témoignent les dix buts concédés dans le dernier quart d'heure depuis le début de la saison.
"Il ne nous manque pas grand chose"
D'ailleurs, les joueurs parisiens ne semblent pas s'en affoler. Le contenu de leurs matches peut inciter à l'optimisme, surtout depuis qu'ils ont été renforcés par les retours de Sessègnon et Guillaume Hoarau, dont l'association avec Erding s'annonce très prometteuse. Offensivement, le PSG a des arguments. Défensivement, il a des lacunes. Même si celles-ci se situent d'abord dans les têtes. "Nous estimons ne pas être à notre place. Maintenant, les résultats ne plaident pas en notre faveur. On reste sur trois défaites consécutives. Ce n'est donc pas très légitime de dire qu'on mérite autre chose même si le contenu de nos matches est vraiment intéressant. Nous commettons de petites erreurs de concentration qui nous ont coûté beaucoup de points ces derniers temps", souligne Christophe Jallet. "On en a parlé. Chacun en est conscient aujourd'hui. Il ne nous manque pas grand-chose pour faire pencher la balance de notre côté. A nous d'être encore plus concentrés, surtout défensivement. On arrive à marquer des buts mais rarement à ne pas en prendre", ajoute-t-il.
La réalité du classement ne donne plus vraiment de marge d'erreur au club de la capitale. S'il reste plus proche de l'Europe que de la zone rouge, le PSG n'a cependant plus de temps à perdre. Et cela passe par une victoire face à des Lorientais toujours à l'aise au Parc. Pour preuve, ils y ont gagné plus de fois (3) qu'ils n'y ont perdu. Surtout, les Merlus possèdent en Kevin Gameiro et Marama Vahirua des attaquants capables de mettre le feu dans une défense parisienne friable. "Ça va être un match très très compliqué. Les Lorientais aiment profiter des espaces. J'espère qu'on sera à la hauteur. C'est une équipe redoutable à l'extérieur qui profite des moindres faiblesses de ses adversaires. Si on veut montrer qu'on a des choses à réaliser dans ce championnat, ça passe par ce type de match où il faut être costaud à la maison, ne pas prendre de but et se rassurer en en marquant", résume Jallet, qui connait particulièrement bien Lorient pour y avoir joué trois saisons, avant de rejoindre la capitale l'été dernier. Un club qui a déjà plongé le PSG dans la crise par le passé et qui aura encore l'occasion de le faire samedi. Car une quatrième défaite consécutive sèmerait définitivement le trouble dans les têtes parisiennes.
Eurosport
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