samedi 6 février 2010

PSG :Armand est serein

Malgré las trois défaites consécutives en L1 et la 14e place au classement, Sylvain Armand relativise la situation difficile traversée par le PSG. Le défenseur parisien affirme qu'il y a "une certaine sérénité" au sein du club, et estime qu'il ne manque qu'"un peu de réussite" à Paris.
SYLVAIN ARMAND, selon votre président ou Makelele, la situation est "critique" voire "dramatique". Êtes-vous d'accord?

S.A. : Critique oui, dramatique non. Le drame, on l'a frôlé sur le terrain il y a deux ans avec une relégation évitée de justesse et on l'a vécu dans les tribunes avec la mort d'un de nos supporteurs (Julien Quemener, le 23 novembre 2006, ndlr). On vit un moment difficile mais si on n'avait pas de fonds de jeu et si on se faisait marcher dessus à chaque match, il y aurait de quoi être inquiet. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.

Surtout, le vestiaire paraît plus soudé...

S.A. : En étant quatorzième, il y a certaines années où ça aurait explosé de partout. Là, même si tout le monde vit mal la situation, on sent une certaine sérénité. On a la chance d'avoir un président qui est derrière l'entraîneur, un entraîneur derrière ses joueurs et des joueurs derrière l'entraîneur. Du coup, malgré le classement, on n'entend pas trop jaser et on s'aperçoit que la crise n'a pas forcément lieu. J'espère simplement que cela va durer.

Comment avez-vous vécu les critiques personnelles du début de saison?

S.A. : C'est vrai, j'ai eu deux mois difficiles et je l'assume. Lorsque l'on s'attaque à mon niveau de jeu, je veux bien l'accepter. Mais quand j'entends ou je lis que depuis que j'ai signé une prolongation de contrat, je me suis installé dans un confort, ça me met hors de moi. En aucun cas, je n'ai triché ni lâché. Je suis un mec honnête.

Pour Kombouaré, certains anciens joueurs sont écrasés par "la chappe de plomb" que représente le passé. Vous sentez-vous visé?

S.A. : Non. Il faut reconnaître que le passé est lourd. Moi, ça fait six ans que je suis là, j'ai joué deux fois le maintien et j'ai fini une fois 11e, une fois 9e et l'année dernière 6e. Mais on ne peut pas vivre avec le passé. Si la pression nous paralyse, il faut sortir du terrain et laisser sa place à celui qui ne l'aura pas.

Que manque-t-il au PSG pour décoller?

S.A. : De la réussite. Si on regarde bien, dans la plupart des matches, on s'est mis en galère nous-mêmes avec des fautes individuelles de technique ou d'inattention. Ce sont plein de petits détails qui ne nous permettent pas d'avancer et nous empêchent d'être solides.

Que pouvez-vous encore espérer cette saison?

S.A. : On va mettre de côté les objectifs pour l'instant. La priorité est de sortir de cette mauvaise passe, entamer une série et redonner un peu de sourire et de confiance à tout le monde. Si, dans les dix derniers matches, on a la possibilité de faire quelque chose, alors on pourra se fixer des objectifs. L'idéal serait de se retrouver dans les cinq premiers. Mais avec le retard qu'on a et le handicap qu'on s'est mis, ça va être difficile.

A titre personnel, n'êtes-vous pas lassé par le contexte parisien.

S.A. : Je ne suis pas de cette nature. Je veux réussir ici, je veux donner le maximum pour y parvenir. Même si, évidement, j'ai eu des moments de doute où l'on se dit qu'on n'y arrivera jamais et qu'il y a toujours quelque chose qui vient gripper la machine...

AFP

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