>> Une soirée à revivre en live
Assis sur un frigo, juste à côté de son banc, Antoine Kombouaré ne semble plus avoir la réponse. Le coach parisien qui, pour la première fois a été nommément conspué par son public, assiste au naufrage de son équipe. A la fois impuissant et décontenancé. Le troisième but lorientais lui arrache juste un léger mouvement d’épaule, comme s’il ne pouvait plus grand-chose pour endiguer la chute de ses protégés.
«Une équipe à paris!»
Sans les nommer, il avait stigmatisé en milieu de semaine quelques «tirs-au-flancs», dans l’effectif du PSG. Vue leur prestation samedi soir, on ne voit pas comment les défenseurs parisiens ne peuvent pas se sentir visés. Pour Armand, Camara ou Traoré, une remise en question s’impose. Jamais l’arrière garde parisienne ne s’est réveillée. Assommée par un premier coup de pagaie de Vahirua, sur penalty. Baladée par le une deux victorieux du Tahitien et de Gameiro. Enterrée sur le troisième but d’Amalfitano.
Au milieu, personne ne parvient à remonter proprement un ballon. Et devant le but, Erding et Hoarau pêchent toujours autant dans la finition. Personne ne peut plus le nier, dans le jeu, le mal est profond. Pourtant, en tribune, les joueurs jouissent encore d’un semblant d’immunité. Pour le moment, c’est toujours Colony Capital qui est visé par les slogans. «Le fossoyeur du PSG» comme le présentent les supporters sur leurs banderoles. Dans les virages, on veut maintenant «une équipe à Paris» pour sauver «un monument qui meurt en silence.» Dans le cas contraire, les chants entonnés face à Lorient pourraient vite se transformer en classiques.
20minutes
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