"C'est une grosse déception au niveau sportif, même si on comprend la décision prise pour la sécurité du public, a réagi jeudi le président de l'AJA, Alain Dujon. Mais notre public a toujours été exemplaire en terme de fair-play, de sportivité. Et on doit supporter les errements des supporteurs d'un autre club. Là, c'est le football qui prend une grosse claque." La claque, le club bourguignon va également la subir au niveau financier avec une recette en moins. "Nous sommes le maillon faible dans cette affaire, et nous en subissons les conséquences, c'est-à-dire un gros préjudice sportif, et financier, dénonce le président Dujon. Qui va en effet payer les frais engagés pour la sécurité, alors qu'il n'y aura pas de recettes ? L'AJA se trouve flouée dans cette affaire."
La billetterie avait déjà été annulée
Les villes de Paris et d'Auxerre n'étant distantes que de 150 km, le ministère de l'Intérieur avait décidé mardi de limiter la vente de billets pour ce quart de finale à des spectateurs issus d'une zone géographique préférentielle, en l'occurrence la Bourgogne. Les 4 000 à 5 000 billets déjà vendus avaient été remboursés. L'entraîneur ajaïste, Jean Fernandez, est sur la même ligne que son président et pointe aussi l'ironie d'une situation qui fait de l'AJA la victime d'un fait qui lui est totalement étranger.*
"Je peux comprendre cette décision, mais nous ne sommes pour rien dans cette affaire, et au plan sportif on va en subir les conséquences, sans compter le manque à gagner pour le club, souligne le technicien auxerrois. Et ce n'est pas en faisant des huis-clos qu'on va régler le problème." Le gardien de l'AJA, Olivier Sorin, résume le sentiment général du côté de l'Yonne : "C'est nous qui subissons les conséquences des problèmes de sécurité du Paris SG avec ses supporters, c'est tout de même bien regrettable".
* Rappelons que Nice-PSG se joue officiellement à huis clos à la suite des incidents ayant émaillé l'après-match de Monaco-Nice.
Europe 1
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