jeudi 11 mars 2010

Benfica un sacré morceau pour l'OM

Après des années d'errances et un seul titre de champion depuis 1994, Benfica a retrouvé de sa superbe. Grâce à l'arrivée de Rui Costa et à un recrutement réussi, le club de Lisbonne joue bien, marque beaucoup et ne craint rien. Marseille est prévenu, le 8e de finale s'annonce difficile.
C'est sans doute la moins bonne année pour affronter Benfica. Dans l'ombre du FC Porto depuis plusieurs années, le club de Lisbonne est revenu dans la lumière cette saison. Jugez plutôt: une seule défaite en 22 journées de championnat, la meilleure attaque (59 buts soit 2,7 buts par match), la meilleure défense (12 buts) et une invincibilité longue de 5 mois. Trop faible et pas révélatrice la Superliga, rétorquent alors les mauvaises langues. Pourtant, en Ligue Europa, Benfica c'est six victoires en huit matchs, 18 buts inscrits, 4 encaissés. Le Hertha Berlin (balayé 4-0) ou à Everton (5-0) peuvent témoigner de la force de frappe lisboète.

L'attaque, c'est bien là le point fort du club portugais cette saison. Entre le Paraguayen Oscar Cardozo (18 buts en championnat, 6 en Europa Ligue) et l'Argentin Javier Saviola (11+4), Benfica possède deux joueurs capables de faire parler la poudre. Benfica n'est d'ailleurs restés muet qu'à deux reprises cette saison. "C'est une des meilleures équipes d'Europe en ce moment, confirme Benoit Cheyrou. Lucho Gonzalez nous a fait beaucoup d'éloges sur cette formation. Dès le début de saison, il nous en a dit beaucoup de bien, notamment ses attaquants."

Rui Costa, le détonateur

Mais évoquer uniquement les artilleurs de Benfica, c'est oublier qu'il y a du beau monde derrière pour distribuer le jeu. L'expérimenté Pablo Aimar, qui a fait les beaux jours de Valence et surtout Angel Di Maria qui, après deux ans d'adaptation au football européen, donne la pleine mesure de son talent. Ce n'est pas pour rien si Chelsea, l'Inter ou Manchester United, pour ne citer qu'eux, font les yeux doux à l'ancien champion du monde des moins de 20 ans avec l'Argentine. Et ce n'est pas pour rien non plus, si sa clause de départ est fixée à 40 millions d'euros.

Et derrière? C'est costaud aussi avec les deux infatigables travailleurs: le Brésilien Ramires (22 ans, 13 sélections), surnommé parfois Patrick Vieira, et l'Espagnol Javi Garcia, pur produit de formation du Real Madrid où il n'a pas réussi à s'imposer. Une faiblesse en défense alors? Pas franchement, où alors sur les côtés, car au centre, Luisao et le très prometteur (et convoité) David Luiz, règnent en maître. Cette charnière 100% carioca possède une rigueur tout sauf brésilienne. Elle n'a d'ailleurs encaissé qu'une seule fois cette saison plus de deux buts dans une même rencontre.

Benfica a bien changé et la nomination de Rui Costa comme directeur sportif en 2008 n'y est pas étrangère. Si les clubs portugais ont toujours su débusquer des sud-américains prometteurs, il n'en va pas de même pour signer des noms plus ronflants. Le Maestro fait jouer ses réseaux pour ça et n'hésite pas à écrire lui-même aux joueurs (comme pour Aimar) pour finir de les convaincre. Avec l'arrivée de Jorge Jesus comme entraîneur l'été dernier, il a aussi fait le pari d'un homme peu connu mais qui aime le beau jeu. Et ça marche puisqu'il est en passe de lui offrir son 32e titre de champion.

Eurosport

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