Des mots pour soigner les maux. Cette méthode, préconisée par Laurent Blanc la semaine dernière, a porté ses fruits avec plus ou moins de réussite. En atteste le match nul 0-0, ramené du voyage à Monaco samedi dernier, après quelques discussions musclées dans l'intimité des vestiaires du Haillan. Le match retour des Girondins contre l'Olympiakos, ce soir à Chaban-Delmas en 8e de finale de la Ligue des champions [victoire 0-1 au match aller en Grèce], pourrait finalement s'avérer le remède le plus efficace. Laurent Blanc n'a en tout cas jamais douté des vertus de cette rencontre. «S'il y a bien un match qui requiert de l'envie, de la motivation, de l'engagement et de la rigueur, c'est celui-ci! Or, ces qualités, qui nous font souvent défaut depuis début 2010, ne nous ont jamais quittés en Ligue des champions.»
Reste à savoir si ce rendez-vous européen pourra constituer une nouvelle rampe de lancement pour les coéquipiers de Benoît Trémoulinas, alors que leurs poursuivants se font de plus en plus pressants en championnat. L'entraîneur bordelais en est convaincu. «Ce match est un tournant important en Ligue des champions, mais cela peut aller bien au-delà pour la fin de saison de Bordeaux. Je pense que les joueurs vont retrouver leur esprit de combativité. Il faudra se montrer solide, rigoureux, et se lâcher un peu quand on aura le ballon pour retrouver certaines phases de jeu qui font plaisir à tous. Si on y parvient, on sera capable de relever tous les objectifs qui sont les nôtres. Franchement, ce match est une chance.» «Après avoir bien négocié le match aller, à nous de bien finir le travail», conclut le capitaine Alou Diarra, persuadé que Bordeaux va retrouver son âme.
20minutes
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