samedi 13 mars 2010

De Madrid à St Etienne.....

Mercredi, 22h45, stade Santiago-Bernabeu de Madrid : Les Lyonnais écrivent la plus belle page de l'histoire du club en Coupe d'Europe mais se montrent peu démonstratifs. L'effusion de joie éclate surtout dans le couloir du stade, puis dans les vestiaires.

Jeudi, 0h30 : Les joueurs filent à leur hôtel pour célébrer leur qualification avec le staff et les dirigeants. Plus des amis, des membres de la famille et... Raymond Kopa, invité par le président Aulas.

Jeudi, 8h00 : Sur RTL, Bernard Lacombe se projette déjà sur les quarts de finale. « Oh là là, moi je ne veux surtout pas prendre Barcelone et Chelsea », lâche le conseiller du président. S'il se qualifie, le club londonien aura pourtant la faveur des Lyonnais : c'est le seul cador contre qui l'OL n'a jamais joué.

Jeudi , fin de matinée : Le décrassage était prévu au centre d'entraînement du Real, Valdebebas, la fameuse Ciudad Deportiva. Cela aurait été un symbole très fort, comme la conquête physique du territoire madrilène, et l'OL ne pousse pas le bouchon jusque là. Entraînement annulé. « Il aurait fallu se lever à 8 heures, on a préféré laisser les joueurs dormir », explique Claude Puel.

Jeudi à 13h15, aéroport de Bron : A peine une quinzaine de supporters et deux fois plus de journalistes pour accueillir les héros de Madrid à la descente de leur avion privé. L'OL a beau avoir signé la plus belle performance de son histoire, Lyon, fidèle à son image, est loin de s'être transformé en cratère en fusion.
Jeudi, 14h15, Tola-Vologe : Ils ne sont qu'une cinquantaine de spectateurs à avoir bravé le froid pour assister au décrassage. Avec une circonstance atténuante : les fans sont encore dans les bus de retour d'Espagne à ce moment-là. C'est également tout en retenue que Claude Puel et Hugo Lloris font partager leur joie aux médias, lors du point presse d'avant-veille de match. L'entraîneur lyonnais refuse de raconter comment Lisandro a motivé les troupes à travers son mot affiché dans le vestiaire de Bernabeu. Le gardien lyonnais, comme d'habitude, ne dit pas un mot plus haut que l'autre et reste avant tout focalisé sur le prochain match : le derby contre Saint-Etienne. « On a l'impression qu'ils viennent de gagner contre Boulogne », fustige un journaliste expérimenté. « On a fêté ça entre nous, avec les dirigeants et le staff », corrige Lloris. « Sans banaliser ce qu'on a réalisé, il est important de garder la mesure », rajoute Puel. Banalisé, l'exploit ? Un peu tout de même... Heureusement, Rama Yade est moins avare en superlatifs. Elle avance, entre autres, que « cette qualification le prouve : tout est possible lorsque l'esprit de corps rejoint le talent individuel ».

Jeudi vers 17h30, au centre d'entraînement de L'Etrat : « Il convient de féliciter les Lyonnais pour leur qualification », affirme le Stéphanois Gonzalo Bergessio en conférence de presse, pendant que Christophe Galtier met en relief le coup tactique de Puel à la mi-temps. « Le changement n'a pas été assez souligné, il a été capital, déterminant, insiste le coach des Verts. Cette qualification est une très bonne chose pour le football français et je suis très content pour les Lyonnais. » « Saint-Etienne doit être heureux de notre qualification et du fait qu'on se soit autant employé », lâche quasiment dans le même temps Claude Puel. Le 99e derby rhônalpin est lancé. L'OL y est invaincu depuis 1994.

Vendredi, 19 heures : Entraînement à huis clos oblige, personne ne pourra approcher les Lyonnais. Seule l'annonce de la liste de 19 joueurs, dont les jeunes Tafer et Belfodil, permet de penser que Lisandro est incertain. Mais sûr que Bafé Gomis, auteur du but de la victoire à l'aller (1-0), se tient prêt à rugir devant son ancienne équipe.
l'équipe

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