mercredi 17 mars 2010

Eto'o qualifie l'Inter...merci Mourinho

Vainqueur 2-1 à San Siro à l'aller, l'Inter a confirmé à Stamford Bridge face à Chelsea (1-0) et décroche ainsi son billet pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Au terme d'une rencontre hachée, c'est Eto'o qui a délivré les Nerazzurri. Un succès marqué du sceau de Jose Mourinho.

CHELSEA - INTER MILAN : 0-1

But : Eto'o (78e)

L'Inter la tient enfin ! Cette qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions n'en finissait plus de fuir l'équipe quadruple championne d'Italie en titre. Elle est désormais dans sa poche. En s'imposant à Stamford Bridge grâce à un but de Samuel Eto'o, le club italien a atteint son objectif tout en réalisant un exploit, celui de faire tomber une équipe invaincue sur sa pelouse depuis quatre ans en Coupe d'Europe. La malédiction des huitièmes est brisée, celle des clubs anglais également puisque les Milanais avaient subi la loi de Liverpool puis de Manchester United ces deux dernières saisons. Pour Jose Mourinho, de retour dans son jardin pour la première fois après avoir fait le bonheur des Blues de 2004 à 2007, le scénario est savoureux.

Le technicien portugais avait annoncé la couleur. "Jose Mourinho ne perd jamais à Stamford Bridge", avait-il lancé en conférence de presse la veille du match. Il s'est donné les moyens de joindre le geste à la parole. Si "The Special One" a surpris tout le monde en alignant trois attaquants (Milito, Eto'o et Pandev), c'était pour mieux les faire défendre et créer ainsi un bloc sur lequel les attaques de Chelsea n'ont fait que casser. Parfaitement en place, très disciplinée, incisive sur les contres, l'Inter a joué un modèle de match d'un point de vue tactique et dans l'engagement physique. Mais ce succès, les Lombards sont aussi allés le chercher en jouant à l'italienne, avec une roublardise qui a fini par avoir raison des nerfs de Chelsea. Et forcément grâce à la bienveillance d'un arbitre pas toujours vigilant. Comme à l'aller, Samuel ne s'est pas privé d'enlacer Drogba sur les corners. Comme à l'aller, il n'a pas été sanctionné. Frustrés, énervés, les Blues ont fini par craquer. Une fin d'aventure teintée de rouge, celui reçu par l'Ivoirien après une mémorable scène de comédie de Thiago Motta, et qui n'est pas sans rappeler le souvenir douloureux de l'élimination en demi-finale face à Barcelone l'an passé.

Sneijder, la classe récompensée

Cela n'enlève rien au mérite de l'Inter. Parfois à la limite, les Italiens se sont dépassés pour tenir le résultat à l'image des sauvetages désespérés de Maicon (26e) et Samuel (41e) sur des tentatives de Drogba. Julio Cesar a lui aussi sorti les parades qu'il fallait, notamment sur une frappe soudaine de Malouda (52e). A force de pousser, Chelsea s'est découvert et l'Inter a longtemps cru qu'elle allait payer son manque de réalisme. Eto'o, sur une tête à bout portant (26e) et surtout Milito (65e), seul face à Turnbull, ont manqué plusieurs occasions de mettre les Nerazzuri à l'abri un peu plus tôt. Finalement, c'est d'une inspiration du joueur le plus brillant de la partie, Wesley Sneijder, qu'est venue la lumière pour la formation de Mourinho. Le Néerlandais, tellement brillant dans la création du jeu, a vu son récital récompensé par une passe décisive parfaite pour Eto'o, dont la conclusion de l'extérieur du pied droit ne l'était pas moins (0-1, 78e). Sur son banc, le technicien portugais n'a pu s'empêcher d'exulter. Tactiquement, il a largement remporté son duel face à un entraineur qu'il n'apprécie guère, Carlo Ancelotti. Il lui reste maintenant à aller chercher le trophée tant désiré par le président Moratti.

LA DECLA : Jose Mourinho (entraîneur de l'Inter)

"C'est un grand moment pour l'équipe, l'Inter, pour tous les joueurs qui avaient du mal à passer cette barrière des huitièmes de finales année après année. Et c'est une qualification qui ne doit rien à la chance, ou à du jeu défensif ou un adversaire qui ne joue pas bien. C'est une prestation incroyable, l'équipe a été parfaite. C'est une victoire fantastique, je l'ai fêtée comme jamais dans le vestiaire. Ici, c'est ma maison, avec Chelsea ou une autre équipe, je gagne toujours. C'est un stade vraiment +special+ pour moi... Cela faisait quelques années que l'Inter n'allait plus en quarts de finale, et là, on a gagné deux fois contre Chelsea, une très grande équipe."

Eurosport

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