DES ATTENTES COMPARABLES
Recrues majeures du marché estival en France, Lisandro et Lucho ont débarqué dans l'Hexagone précédés d'une réputation flatteuse. Celle qui a poussé Lyon et Marseille à consentir des sacrifices financiers pour obtenir leur signature. L'OL a ainsi déboursé 24 millions d'euros (plus 4 millions d'euros de bonus éventuels) pour en faire le remplaçant de son joueur-clé, Karim Benzema, parti au Real Madrid. Une responsabilité énorme pour l'attaquant argentin, plus cher transfert de l'histoire du club rhodanien. Lucho est également la recrue la plus onéreuse jamais enregistrée par Marseille : 18 millions d'euros, et la somme pourrait même atteindre 24 millions d'euros selon les performances de l'OM et du joueur cette saison. "C'était la priorité de mes priorités", avait lancé Didier Deschamps le jour de la signature de son milieu de terrain. En prenant la succession d'Eric Gerets, D.D. savait qu'il lui faudrait frapper un grand coup sur le marché des transferts pour atténuer la déception du départ du technicien belge, très populaire au Vélodrome. Il a choisi Lucho pour faire rêver la Canebière et conduire Marseille vers ce titre qui le club phocéen depuis si longtemps. Tout un programme pour le stratège argentin, à l'instar du challenge qui attendait son ami Lisandro sur les bords du Rhône.
DES DEBUTS CONTRASTES
Les deux anciens joueurs du FC Porto ont connu une entame bien différente en France. Lisandro s'est rapidement imposé comme un élément incontournable de l'Olympique Lyonnais. Le public de Gerland a découvert un attaquant extrêmement complet, efficace avec le ballon, intelligent quand il ne l'a pas, combatif et irréprochable dans l'état d'esprit. Mais surtout décisif. L'avant-centre lyonnais a notamment été le grand artisan de la qualification lyonnaise aux dépens d'Anderlecht lors du tour préliminaire de la Ligue des Champions (1 but et 1 passe à l'aller, 3 buts au retour), avant de marquer le but qui a ouvert les portes des 8e de finale aux Gones, face à Liverpool (1-1). Mais il a aussi inscrit des buts capitaux face au Mans (2-2, égalisation à la 90e), Nancy (3-1), Marseille (5-5, doublé alors que l'OL était mené 4-2) et Rennes (1-1) en championnat. Son fabuleux triplé en 35 minutes à Lille (défaite 4-3) n'a en revanche servi à rien, sinon à souligner à quel point il était indispensable au sein d'une équipe en difficulté. Pour Lucho, c'était à peu après tout l'inverse. Pendant que son ami brillait sur les bords du Rhône, le milieu argentin fréquentait plutôt l'infirmerie que le rectangle vert. Il a commencé par une fracture de la clavicule contractée lors d'un match de pré-saison face à Saint-Etienne, avant d'être victime d'une entorse à la cheville en octobre puis d'une blessure au genou en décembre. Dans ce contexte, il n'a jamais retrouvé son niveau physique et a eu toutes les peines du monde à s'intégrer au collectif mis en place par Didier Deschamps. A tel point que l'OM donnait l'impression de mieux jouer sans lui. Et le penalty de l'égalisation manqué face au Real (1-3) en Ligue des Champions n'a pas amélioré son cas.
DEUX JOUEURS-CLE EN 2010
Enfin débarrassé de ses pépins physiques, Lucho est un autre joueur depuis le mois de février. S'il n'est pas encore le maestro qui a régné sur le championnat portugais durant quatre saisons, le stratège argentin a pris une importance considérable à Marseille. Le Véldorome a pu s'apercevoir que sa réputation de passeur hors-pair n'était pas usurpée. Etincelant face à Valenciennes (5-1), brillant face à Nancy (3-1), buteur au Parc contre le PSG (0-3), le milieu olympien développe aussi une complicité très intéressante avec l'autre star de l'équipe, Mamadou Niang. Il est loin d'être étranger à la série de six matches consécutifs sans défaite enregistrée par l'OM en championnat. Et on sent qu'il peut encore mieux faire. De son côté, Lisandro a confirmé sa très bonne première moitié de saison, malgré des soucis récurrents avec ses adducteurs et une influence amoindrie quand Claude Puel décide de l'aligner sur le côté gauche de l'attaque. L'attaquant argentin a su rester décisif, inscrivant notamment des buts importants à Lorient (1-3), face à Nice (2-0) et Saint-Etienne (1-1). Contre le Real Madrid, il a manqué une énorme occasion en fin de match à Bernabeu, mais c'est passé relativement inaperçu puisqu'il avait délivré la passe décisive de la qualification à Pjanic quelques minutes plus tôt. Lyon a définitivement un autre visage quand il n'est pas là. Le buteur lyonnais est le joueur-clé de son équipe, à l'instar de ce que Lucho Gonzalez este en train de devenir à l'OM. Les retrouvailles entre les deux anciens compères du FC Porto dimanche, au Vélodrome, n'en seront que plus prometteuses.
Eurosport
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