Agé de 30 ans, Owen avait prouvé qu'il pouvait postuler à une place en équipe d'Angleterre. S'il est rarement titulaire à la pointe de l'attaque des Red Devils, qu'il a rejoint gratuitement l'été dernier, le numéro 7 mancunien a cependant souvent convaincu lorsqu'il a joué. Il s'était notamment signalé lors du derby face à Manchester City en inscrivant le but vainqueur de son équipe au bout du temps additionnel (4-3). L'ancien du Real s'était également illustré en Ligue des Champions, permettant à MU de ramener un point de Moscou (3-3) avant d'inscrire un triplé face à Wolfsburg (3-3). Plutôt discret depuis le début de l'année 2010, Owen avait su saisir la chance offerte par Ferguson dimanche dernier en égalisant après l'ouverture du score d'Aston Villa en finale de la Carling Cup. Avant de se faire faucher en plein envol par cette vilaine blessure aux adducteurs lourde de conséquences.
Un sort funeste teinté d'une désagréable impression de déjà vu, tant l'international anglais a traîné un nombre incalculable de pépins physiques au cours de sa carrière. A l'image de sa dernière Coupe du monde d'ailleurs. Après avoir participé aux deux premiers matches de l'Angleterre contre le Paraguay et Trinité-et-Tobago, lors du premier tour de l'épreuve allemande, il s'était blessé tout seul lors du troisième face à la Suède, après seulement 51 secondes de jeu. Son Mondial s'était achevé sur une blessure aux ligaments croisés d'un genou qui l'avait écarté des terrains jusqu'en avril 2007. Ce souvenir douloureux, Owen rêvait de l'effacer en gagnant son pari : revenir au plus haut niveau pour être de la grande fête sud-africaine. Mais ce rêve a définitivement pris fin à Wembley dimanche dernier.
Eurosport
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