R. Domenech – «trop de choses polluent l'équipe»
«Quand on est battu chez soi 1-0 comme l'a été l'Irlande, qu'il y a une Coupe du Monde au bout, et que l'on sait qu'il faut marquer un but pour se qualifier, qu'il faut jouer pour marquer, on est complètement libéré. Il n'y a même plus de question à se poser : il faut marquer. C'est la situation idéale pour produire du jeu ! A l'inverse, l'autre équipe, qui est presque qualifiée, sait que tout est remis en question à la moindre erreur ou au moindre but encaissé. Elle se pose plus de questions et a plus de mal à se libérer» , a plaidé Domenech. «Quelle que soit l'expérience des joueurs, quelle que soit leur maturité, ça ne change rien ! Il y a à ce moment-là une certaine fébrilité. Quand on a tout à perdre, on a la peur au ventre et on joue de manière plus crispée» , a-t-il ajouté.
Les Bleus seront-ils moins crispés en juin sur le sol sud-africain ? Certain de jouer la finale en 2006, Domenech n'a cette fois-ci pas la réponse. «Quand j'ai des convictions, je les défends. Mais seuls les joueurs peuvent me donner ces convictions. En 2006, quand j'ai vu et entendu mes joueurs, je me suis dit : on va aller en finale, c'est sûr ! Or pour le moment, mon équipe se met en place et il y a encore trop d'incertitudes et trop de choses autour d'elle qui la polluent» , a-t-il regretté. «La Coupe du Monde, c'est comme quand un match commence : au bout de cinq minutes, je sais à peu près comment cela va se terminer. Là, ça sera pareil ! Attendons le début du tournoi, et je pourrai dire à peu près comment on le terminera» , a-t-il professé. Les cinq premières minutes du match contre l'Uruguay le 11 juin devraient donc permettre d'en savoir beaucoup plus.
MAXIFOOT
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