samedi 20 mars 2010

Toulalan retour de baton

France 98? "Fais chier". La Fédération? "Ne fait rien pour nous aider" et "catastrophique" dans sa communication. La sortie de Jérémy Toulalan dans les colonnes du Progrès vendredi n'est pas passée inaperçue. Et c'est logiquement par voie de presse que les réponses sont arrivées ce samedi, moins de 24 heures après. Christophe Dugarry répond au Lyonnais dans Le Parisien. "Je n'ai jamais critiqué ni jugé les joueurs de l'équipe de France. J'ai simplement dit que Raymond Domenech n'était pas l'homme de la situation. J'ai quand même le droit de le penser et de le dire ! Je trouve que Jérémy Toulalan mélange tout".

Le champion du monde 98, génération à laquelle Toulalan reproche les critiques, réitère toutefois son soutien. "Je ne connais aucune autre communauté que celle des anciens de France 98 qui soutient autant l'équipe de France et qui affirme qu'elle peut faire de belles choses, ajoute Dugarry bien loin du ton plus ferme de Bixente Lizarazu dans L'Equipe. "Je pensais que Toulalan était un garçon intelligent mais il faut qu'il arrête : France 98 n'a rien à voir avec l'histoire. Si Toulalan a un problème avec un, deux ou trois joueurs de cette époque, il n'a qu'à citer son nom. Si c'est moi, j'irai débattre avec lui comme je débats avec Raymond Domenech. Mais qu'il nous dise d'abord de qui il parle et de quoi il parle."

Le Graet: "Si l'équipe de France a été nulle, est-ce la faute de la Fédé ?"

La Fédération a également fait usage de son "droit de réponse". De façon courtoise pour Jean-Pierre Escalettes, le président, dans l'Equipe. "Toulalan est un garçon que j'aime beaucoup et l'équipe de France a besoin qu'on la laisse vivre. Laissons là se préparer tranquillement pour la Coupe du monde". Parmi les reproches, il y avait notamment une petite phrase de Toulalan qui reprochait à la FFF d'aller "dans le sens du vent". Réponse d'Escalettes, avec un brin d'ironie cette fois. "Le maintien de Domenech était pourtant une façon d'aller dans le sens du vent..." Dont acte.

Comme toujours, Noël Le Graet fait moins dans la dentelle. Au sujet du match amical contre l'Espagne (0-2), adversaire loin d'être idéal pour se mettre en confiance selon Toulalan qui s'était senti "humilié", le président de la Ligue explique. "Ce match a été fixé dix-huit mois à l'avance. Si tout le monde avait été en forme et de bonne humeur, il y aurait eu un vrai match. Si l'équipe de France a été nulle, est-ce la faute de la Fédé ?" Difficile de lui donner tort. Ce qui est sûr, c'est qu'en agissant en bon lieutenant de Domenech, Jérémy Toulalan ne s'est pas fait que des amis avec ses déclarations. Loin de là.

Eurosport

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