samedi 17 avril 2010

L’Euro 2016..la France va savoir bientôt

Le 28 mai, la France saura si l’UEFA lui confie l’organisation de l’Euro 2016. Elle devra se méfier de la concurrence turque. Décryptage.


Depuis un an et demi, la Fédération française de football essaye de constituer un « dossier solide » pour obtenir l’Euro 2016. Sur le mur principal du siège de la FFF à Paris, un compte à rebours affiche les jours qu’il manque avant le 28 mai et la désignation du pays hôte qui se jouera entre la France, la Turquie et l’Italie. Jeudi, Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française, Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel et Gérard Houllier, le directeur technique national ont fait le point après la visite d’évaluation de deux jours d’une quinzaine de personnes de l’UEFA cette semaine. Ces derniers seraient repartis de Paris « satisfaits et enthousiastes. »

Des atouts majeurs
Inspirée par Barack Obama, la FFF a lancé son opération séduction auprès de l’UEFA avec la formule « We want, we can, we need. » L’institution européenne a pu constater dans le dossier de présentation l’existence d’infrastructures de haute qualité qui ne nécessitent aucun investissement, contrairement à la candidature turque par exemple. Malgré divers incidents entre supporteurs cette saison en Ligue 1, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a promis des mesures draconiennes pour endiguer la moindre violence.
2,5 millions de spectateurs sont attendus et la France a déjà connu une franche réussite dans l’organisation de grands événements sportifs (Mondial 98 ou Coupe du monde 2007 de rugby). « Si, quatre ans après la Pologne et l’Ukraine (organisateurs de l’Euro 2012), l’UEFA peut avoir l’Euro dans un pays stable. Elle viendra alors en France sans souci et sans crainte », a assuré Jean-Pierre Escalettes qui avait oublié de mettre son pin’s Euro 2016.

De l’argent pour les stades
Euro 2016 ou pas, la France a entamé depuis plusieurs mois un vaste plan de rénovations ou de constructions de ces stades, dont la moyenne d’âge (66 ans) est problématique. Quatre nouvelles enceintes (Bordeaux, Lille, Lyon, Nice) devraient voir le jour et le total des investissements partagés entre le public et le privé s’élève à 1,7 milliard d’euros. L’Italie a d’ores et déjà perdu la bataille des stades. « Ce ne sont pas des promesses. Nous tiendrons notre parole », a tenu à rappeler Frédéric Thiriez. L’affluence moyenne de la cinquantaine de matches de la compétition atteindra les 50.000 spectateurs et garantira une rentabilité à l’UEFA deux fois supérieure à celle de l’Euro 2008 (250 millions d’euros).

Le soutien de l’Etat
Les membres de l’UEFA on pu constater la mobilisation des Français (750.000 clics sur Internet) et surtout celle de l’Etat et de son gouvernement. Mardi, ils ont déjeuné à Matignon en compagnie du Premier ministre François Fillon, du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux et de la secrétaire d’Etat chargée des Sports Rama Yade. Le lendemain, le président de la République Nicolas Sarkozy les a reçus à l’Elysée et a fait forte impression grâce à sa passion pour le ballon rond.
« C’est l’Etat qui prend des dispositions économiques et réglementaires fondamentales dans l’organisation d’une telle compétition », s’est réjoui Escalettes. Le numéro un des dirigeants du football français a trouvé Nicolas Sarkozy « lumineux » et avoué que le président de la République en faisait « une affaire personnelle. » « C’est un Euro sans surprise, sécurisé, convivial, et qui sera profitable à l’UEFA », a conclu un Jean-Pierre Escalettes confiant mais prudent face à la concurrence turque.


Les dernières étapes de la désignation
6 mai. Evaluation des comptes rendus des trois candidats
14 mai. Publication du rapport d’évaluation accessible à tous sur internet
28 mai. Cérémonie de désignation avec 1 h 30 de présentation du dossier français.
France Soir

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