UN CALENDRIER FAVORABLE :
Eliminé en Ligue Europa et en Coupe de France, l'OM ne joue plus que sur un seul tableau : le championnat. Sa fin de saison s'articule donc uniquement sur des rencontres de Ligue 1. Et à la vue du calendrier, on ne peut pas dire qu'il soit insurmontable. Lors de ses huit derniers matches, Marseille va recevoir à quatre reprises : Nice (32e j.), Saint-Etienne (34e j.), Rennes (36e j.) et Grenoble (38e et dernière journée), soit aucun club n’ayant gros à jouer d’ici la fin de saison. Le plein de points au Vélodrome est exigé. A l'extérieur, le club phocéen aura un plan de marche plus compliqué. Il se rendra pour commencer à Sochaux, mercredi prochain (30e j., match en retard), puis à Boulogne-sur-Mer (33e j.), Auxerre (35e j.) et à Lille (37e j.). Si l'OM sort vainqueur de ses duels avec l'AJA et le LOSC, le 9e titre de champion de France ne sera pas loin...
UNE SERENITE RETROUVEE :
La victoire en Coupe de la Ligue contre Bordeaux (3-1), un titre attendu depuis 17 longues années sur la Canebière, a libéré le club, tous ses joueurs mais également ses supporters. La fête qui en a suivi sur le Vieux-Port et dans les rues de Marseille était peut-être exagérée mais elle a eu le don d'effacer ce sentiment inhibant chevillé au corps de tout supporter phocéen depuis le sacre européen de 1993. Mais ce n'est pas une fin en soi. La prochaine étape est le titre de champion. "Etre leader, c'est une chose, mais y rester jusqu'au soir de la 38e journée, en est une autre. Il y a encore pas mal d'étapes à passer. C'est "step by step", a expliqué Didier Deschamps après la victoire contre Sochaux (3-0). Même son de cloche chez Hatem Ben Arfa : "Il ne faut surtout pas s'enflammer. C'est toujours bien pour la confiance, mais le plus important reste la fin du championnat. Il reste encore 3 matches très difficiles, à commencer par la réception de Nice dimanche. Si nous gagnons ces trois matches, nous aurons fait carton plein, ce qui était l'objectif." Et de conclure : "Dans le groupe, nous sommes sereins, nous savons ce que nous faisons et ce que nous voulons".
DES ADVERSAIRES QUI S’ENTRETUENT :
Après 31 journées (29 pour Bordeaux et 30 pour l'OM), ils sont encore six, a priori, à jouer le titre. Tous se tiennent en cinq petits points. Marseille, qui n'a plus perdu depuis la 22e journée - défaite à Montpellier (2-0) -, a engrangé 23 points sur 27 possibles lors de ses derniers matches. Si l'OM aura tout intérêt à parfaitement manœuvrer ses deux déplacements à Auxerre puis à Lille en fin d'exercice, la formation de Didier Deschamps devrait également profiter du fait qu'un bon nombre de ses concurrents s’affronteront lors des huit dernières journées : Lyon-Lille (32e journée), Bordeaux-Lyon (33e journée), Montpellier-Lyon (35e journée) ou encore Lyon-Auxerre (36e journée). Lyon a très clairement la feuille de route la plus compliquée, tandis que Bordeaux ne disputera que trois matches à domicile (Lyon, Toulouse et Sochaux), tout comme Auxerre (Lorient, Marseille et Lens), Montpellier (Toulouse, Lyon et Lorient) et Lille (Monaco, Nancy et Marseille).
UN EFFECTIF (QUASIMENT) AU COMPLET :
Didier Deschamps peut se frotter les mains. Face à Sochaux, il a pu apprécier le retour de Benoît Cheyrou. Touché à un mollet contre Benfica, le 18 mars dernier, le milieu de terrain olympien est rentré au retour des vestiaires et a disputé l'intégralité de la seconde période. Sûrement à court de forme, l'ancien Auxerrois s'est montré plutôt discret, mais sa rentrée est une vraie bonne nouvelle. Tout comme la probable titularisation contre Nice, dimanche, de Mamadou Niang, qui n'a plus joué depuis la finale de la Coupe de la Ligue (blessure au coup de pied).
DES REMPLAÇANTS A LA HAUTEUR :
Mercredi, Didier Deschamps a dû faire quelques ajustements dans son onze de départ. Stéphane M'Bia, nouvel homme fort de sa défense centrale, était suspendu. Pour le remplacer, le coach de l'OM a replacé Gabriel Heinze dans l'axe. Blessé début mars (fissure sur la tête du péroné droit), l'Argentin, auteur du premier but olympien et au statut un peu particulier en ce moment à Marseille, a pleinement satisfait son coach. Rentré en fin du match, Bakary Koné a lui aussi répondu présent et a parfaitement utilisé les 10 petites minutes de jeu que Deschamps lui a proposées. L'Ivoirien, qui n'a connu les joies d'une titularisation que neuf fois cette saison, y est également allé de son but, son 3e en 2009-2010. Avant Heinze et Koné, c’est Charles Kaboré qui s'était illustré face à Lyon (2-1) lors de la 29e journée. Ou encore Mathieu Valbuena, homme de la finale de la Coupe de la Ligue. Didier Deschamps sait qu’il peut s'appuyer sur un banc de qualité qui joue le jeu. Un élément indéniable dans la réussite actuelle de son équipe.
Eurosport
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