Laurent Blanc est inflexible. Alors que l'on annonce que le déplacement à Lens pourrait être son dernier match à la tête des Girondins, l'entraîneur ne veut rien lâcher. "Je suis d'origine cévenole, donc quelqu'un d'assez têtu. J'ai dit et je répète que je parlerai de mon avenir après le 15 mai", insiste-t-il. Tout juste concède-t-il que qu'il parlera à ses joueurs dimanche matin au Haillan où un entraînement à huis clos est fixé à 10h30. Officiellement, il s'agit de faire le bilan de la saison et simplement se dire "au revoir". "Pour moi, partir en vacances après le match et se dire au revoir à trois heures du matin sur un parking d'aéroport est une manière de procéder un peu cavalière, surtout après tout ce que l'on a vécu dans la saison, explique-t-il. Dimanche matin, il y aura un entraînement, puis certainement un pot avec joueurs et staff technique, et on se parlera de ce que l'on a fait de bien et de moins bien. Je trouve que c'est la meilleure manière de se dire au revoir".
Un rendez-vous qui pourrait bien se transformer en pot de départ définitif. Du côté des joueurs, on espère d'ailleurs y voir un peu plus clair. "On est dans le flou complètement, comme vous. Il a dit qu'il n'avait pas pris sa décision mais à un moment donné elle va tomber", estime ainsi Mathieu Chalmé qui "espère qu'il nous annoncera sa décision pour que l'on parte en vacances l'esprit tranquille, qu'on sache, tout simplement, et que l'on parte l'esprit tranquille". Mais, visiblement, le latéral droit de Bordeaux n'y croit plus trop. "Je suis le premier à vouloir qu'il reste, mais il y a deux ou trois entraîneurs que j'apprécie beaucoup comme Jean Fernandez ou Erik Gerets que j'aime bien", se projette-t-il déjà pour la saison prochaine, estimant que "c'est juste un départ de Laurent Blanc, ce n'est pas très grave".
Planus : "Il peut aussi y avoir une bonne nouvelle"
"Il peut aussi y avoir une bonne nouvelle, à savoir que le coach continue à Bordeaux", coupe Marc Planus qui a prolongé son bail en espérant évoluer l'an prochain sous les ordres du "Président". Comme quoi, même chez les premiers concernés, l'indécision est de mise. Dimanche matin, voire samedi soir, ils devraient être enfin fixés. Jean-Pierre Escalettes aussi, lui qui a laissé entendre qu'il attendait une réponse de Blanc pour assurer la succession de Raymond Domenech chez les Bleus. Une déclaration qui ne laisse aucun mystère sur le fait que l'ancien international est "ultra-favori" aux yeux de la FFF pour reprendre les rênes de l'équipe de France.
Mais, pour les Girondins, reste à savoir si cette annonce n'arrivera pas trop tard. En chute libre en 2010, les hommes au Scapulaire ne peuvent plus accrocher que la 5e place, qualificative pour la Ligue Europa, en cas de succès à Lens et de non-victoire de Montpellier à Paris. Les doutes concernant l'avenir de leur entraîneur ont-ils pesé lourd dans cette dégringolade ? "Inconsciemment, on ne peut pas se reposer derrière cela mais ça a joué, reconnaît Chalmé. A aucun moment au club, nous en avons parlé, c'est la fédé qui a commencé à en parler. Et à un moment donné, on a plus parlé de ça que des performances de Bordeaux, qu'elles soient bonnes ou pas". Mais sans doute vaut-il mieux tard que jamais...
Eurosport
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