samedi 12 juin 2010

Abou Diaby, la nouvelle loi du milieu

Le Gunner, titularisé vendredi soir face à l'Uruguay, a été le meilleur Français sur la pelouse du Cap...

On peut donc être le joueur le moins expérimenté sur le terrain (6 sélections), mais celui qui inspire le plus d’assurance. Pour sa deuxième titularisation en équipe de France, vendredi face à l'Uruguay (0-0), le milieu d’Arsenal n’a pas eu de mal à faire oublier Florent Malouda, peut-être puni pour son engagement trop prononcé à l’entraînement. Ou simplement victime de la montée en puissance de l’ancien Auxerrois, très en vue lors de ses trois entrées en amical.

Avait-il décelé quelques signaux annonçant cet adoubement? Modestement, le joueur de 24 ans refuse la mise en avant. «Tous les joueurs qui sont dans l’effectif se sentent prêts, à un moment donné, à entrer en jeu et pourquoi pas démarrer le match. C’était mon cas. J’essayais d’être prêt.» Si Raymond Domenech lui a fait confiance pour débuter cette reconre au côté de Jérémy Toulalan, dans une équipe remodelée à l'organisation remodelée, «c’est parce qu’il pouvait apporter quelque chose de différent.» Une assise plus sécurisante dans l’entrejeu, et un apport offensif tout aussi important.

Présent dans tous les secteurs

Abou Diaby, c’est d’abord cette capacité à chiper plusieurs ballons dans les pieds de ses adversaires. Puis cette faculté à les remonter proprement, grâce à ses qualités de perforation. Pendant 90 minutes, le relayeur des Bleus n’a cessé de balayer le terrain pour distribuer ses ballons. Lorsqu’il part à grandes enjambées, à la manière d’un Vieira rajeuni, il est souvent difficile de l’arrêter. A plusieurs reprises, Diego Perez s’y est collé sans jamais le freiner.

Les deux occasions les plus franches des Bleus ont toutes été initiées dans ses pieds. C’est lui qui a lancé Ribéry sur son côté, lorsque Govou a manqué son face-à-face à deux mètres du but. C’est encore lui qui a failli trouver l’ailier lyonnais, quand Anelka, hors-jeu, s’est emparé du ballon. Et si cela ne suffit pas, Diaby ne rechigne pas non plus à redescendre sur les coups de pieds arrêtés, pour faire le ménage dans la surface de Lloris. On comprend pourquoi Domenech a classé son joker au rayon des grandes satisfactions. Ce qui semblait étonner l’intéressé. «Si je fais un grand match? Non puisqu’on perd… euh, pardon, on fait match nul, se marre-t-il.» On ne peut pas non plus lui demander de tenir les comptes.
http://www.20minutes.fr/article/577631/Sport-Abou-Diaby-la-nouvelle-loi-du-milieu.php


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