dimanche 13 juin 2010

Algérie - Slovénie : rendez-vous avec l’histoire

Imaginez que, depuis 1986 et la demi-finale perdue face à l’Allemagne (0-2), la France n’ait plus participé à la Coupe du monde. Imaginez que, depuis 24 ans, le penalty victorieux de Luis Fernandez en quart de finale face au Brésil reste le dernier souvenir positif des supporteurs tricolores lors d’un Mondial. Imaginez, et vous ressentirez ce que vont éprouver les Algériens du monde entier tout à l’heure à 13 h 30 (TF 1).

Quand les Fennecs vont pénétrer sur la pelouse mi-synthétique mi-gazon du Peter Mokaba Stadium de Polokwane pour affronter la Slovénie, c’est le coeur de tout un peuple qui va battre à l’unisson. Depuis la décennie noire des années 1990 et les meurtrissures de la guerre civile liée au terrorisme, jamais la nation algérienne n’avait paru aussi rassemblée et fière de son drapeau. Elle le doit en grande majorité à des joueurs de la deuxième génération nés en France et formés dans l’Hexagone, qui ont opté pour la patrie de naissance de leurs parents. Un juste retour des choses, diront certains.

Sous les yeux des mondialistes de 1982 et 1986

Ce sont ces joueurs-là qui, lors de cette compétition, vont tenter de se qualifier pour le deuxième tour, ce qu’aucune sélection algérienne n’a jamais réalisé. Certes, au petit jeu des pronostics, cette équipe est considérée comme la plus faible de son groupe derrière l’Angleterre, les Etats-Unis et la Slovénie. Rabah Saâdane, le sélectionneur, espère en tirer profit. « Ça ne nous dérange pas ; au contraire, la pression n’est pas sur nous », évoquait-il hier.
Plus alarmant, ce sont des Fennecs clopin-clopant qui ont débarqué en Afrique du Sud, avec un nombre de blessures innombrables enregistré ces derniers mois chez les joueurs cadres. A tel point que, d’Alger à Paris, les supporteurs algériens nourrissent de véritables inquiétudes sur le niveau de forme et le potentiel de leurs favoris. « Tout ce que je peux leur dire c’est qu’ils n’ont pas à avoir peur, a rétorqué le nouveau capitaine Antar Yahia. On a disputé des grands rendez-vous avant, on s’est battus pour être parmi les meilleures nations du monde. Notre motivation est au summum. » Elle pourrait encore être décuplée par la présence tout à l’heure dans les tribunes d’environ 4 000 supporteurs et, parmi eux, certains mondialistes de 1982 et 1986, comme Lakhdar Belloumi et Ali Fergani.

ALGÉRIE - SLOVÉNIE 13 H 30, PETER MOKABA STADIUM, POLOKWANE
Arbitre : C.A. Batres (Gua).
Algérie : Chaouchi - Yahia (cap.), Halliche, Bougherra - Ghezzal (ou Kadir), Lacen, Ziani, Yebda, Belhadj - Matmour, Djebbour (ou Ghezzal). Entr. : Saâdane.
Slovénie : Handanovic - Brecko, Cesar, Suler, Jokic - Birsa, Koren (cap.), Radosavljevic, Kirm - Ljubijankic (ou Dedic), Novakovic. Entr. : Kek.
http://www.leparisien.fr/coupe-du-monde-2010-football/algerie/algerie-slovenie-rendez-vous-avec-l-histoire-13-06-2010-962366.php


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