samedi 12 juin 2010

C'était presque ça

Comme en 2006, la France est entrée dans le Mondial avec un 0-0. Comme en 2006, Raymond Domenech a réservé une petite surprise en changeant de système. Après les inquiétudes nées de la préparation, exit donc le 4-3-3. Le sélectionneur a rappelé le 4-2-3-1 à la rescousse. Plébiscité, y compris au sein du groupe, Abou Diaby est finalement titulaire dans ce schéma à deux milieux récupérateurs. Mais alors qu'on attendait Govou ou Anelka, c'est finalement Malouda, l'homme en forme de Chelsea, qui a pris place sur le banc. Mais, contrairement à 2006, cette entrée en matière peut paraitre plus rassurante. D'autant plus que, quatre ans plus tard, l'autre match du groupe entre l'Afrique du Sud et le Mexique a également accouché d'un résultat nul (1-1). Et on risque de parler quelques temps de cette main dans la surface en fin de match qui prive peut-être les Bleus de la victoire
Car le pari de Domenech a bien failli être payant. Comme il l'avait fait lors des trois matches amicaux, Diaby a apporté un vent de fraicheur. Appelé à épauler Toulalan dans les tâches défensives, il a surtout brillé par son apport offensif. Omniprésent dans les trente derniers mètres, le milieu d'Arsenal a repris le rôle autrefois dévolu à Patrick Vieira. Provocateur (26e), frappeur longue distance (10e) voire dernier passeur à l'approche de la surface (31e), il est à l'origine de la plus belle occasion de la France en première période. Un ballon millimétré pour Ribéry que Govou ne parvient pas à convertir devant le but de la Celeste (7e).

Penalty ?

En revanche, Abou Diaby ne peut pas tout faire. Son activité n'a pas masqué les points noirs déjà devinés en préparation. Les Bleus manquent de poids devant. Une nouvelle fois, ils se sont créés des occasions mais n'ont pas su les concrétiser. Repositionné meneur axial, Gourcuff a surtout brillé sur coup franc (18e). Quant à Anelka, maintenu dans le rôle de l'attaquant de pointe, il a poussé sa série à 384 minutes sans frappe cadrée. Ces deux là ont décidément du mal à s'entendre. Alors comment marquer ? L'entrée à gauche de Malouda a eu un impact immédiat (80e). Thierry Henry, à la place d'Anelka, a également su créer le danger. Mais qui sait ce qui serait passé si M. Nishimura avait sifflé un penalty pour une main dans la surface sur une frappe en pivot de l'attaquant du Barça (89e) ?

A contrario, les Tricolores peuvent être mis en danger rapidement. Et ce diable de Diego Forlan a bien failli leur faire payer cher sans une parade de Lloris (16e). L'attaquant de l'Atletico Madrid a eu plusieurs occasions de mettre la défense française à l'épreuve, que ce soit dans le jeu (36e, 73e) ou sur coup franc (64e). Et c'est la bonne nouvelle, celle-ci a tenu le coup. Certes, pas sans frayeurs. Mais, pour le reste, les hommes d'Oscar Tabarez se sont surtout attelés à maitriser Ribéry. Avec réussite. Sanctionné d'un carton jaune (19e), le joueur du Bayern a fini par tomber dans le piège du jeu rugueux des Uruguayens. Comme Evra et Toulalan. Lodeiro, expulsé suite à deux avertissements, n'en est pas sorti indemne. Mais, même à dix, les Bleus n'ont pas su en profiter. Pourtant, il y a encore de l'espoir au Cap.
http://lci.tf1.fr/sport/les-bleux-impuissants-face-a-l-uruguay-5880046.html
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