Où en est réellement William Gallas ? Privé d'un brassard qu'il aurait bien vu autour de son bras et dont a finalement hérité Patrice Evra, le défenseur central de l'équipe de France s'est mis en retrait depuis le début de la Coupe du monde. Le joueur d'Arsenal, qui va très certainement quitter Londres cet été pour rejoindre le vieux continent et peut-être la Juventus Turin, reste une énigme pour les observateurs. Parce qu'il ne parle pas et ne répondra à aucune sollicitation d'ici la fin du Mondial. Mais aussi parce que son état physique et ses performances individuelles n'ont pas encore levé le voile sur sa forme réelle.
Si l'on écoute Eric Abidal, son compère de la défense centrale de l'équipe de France, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. "William est au top. Sinon, il ne serait pas titulaire", assure le Barcelonais. Démonstration imparable ? Si l'on veut. Sortir l'ancien Marseillais du onze de départ des Bleus serait rouvrir un chantier qui n'a cessé d'être en travaux depuis deux années maintenant et la retraite de Lilian Thuram.
Enchaîner les matches
L'heure n'est plus aux essais et, pour voir Sébastien Squillaci endosser le rôle aujourd'hui dévolu à Gallas, il faudrait un drôle de concours de circonstances ou un nouveau pépin physique, l'un de ceux qui semblent s'acharner sur le défenseur central d'Arsenal ces derniers mois. Blessé à deux reprises au mollet lors de la première moitié de l'année, la deuxième fois le 31 mars dernier, William Gallas s'était lancé dans une course contre-la-montre qu'il a fini par remporter d'extrême justesse.
Le joueur ne semble cependant pas dans la forme de sa vie. Entre les alertes de la Tunisie, les différents bobos et les deux entraînements écourtés en début de semaine à Knysna, le défenseur d'Arsenal marche constamment sur des œufs. Et ça se ressent sur le terrain. Si la paire qu'il forme avec Abidal semble gagner en complémentarité et en complicité au fil des sorties, ses performances individuelles pures ne sont pas encore totalement concluantes.
Contre l'Uruguay (0-0), les Bleus n'ont certes pas pris de but mais Gallas, en première période notamment, a eu quelques soucis avec Diego Forlan. Parfois en retard sur ses interventions, le défenseur central ne s'est pas montré son meilleur visage. Rien d'illogique pour un joueur qui n'a disputé que quatre rencontres depuis deux mois et demi. Le manque de rythme est encore flagrant pour le diesel Gallas. Pour le retrouver, il n'y a qu'une solution : enchainer les matches. Et, en conséquence, aller loin en Coupe du monde. Plus que jamais, les Bleus et Gallas voient leur destin intimement lié.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/17062010/70/coupe-du-monde-2010-l-enigme-gallas.html
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