Les chances de qualification n'étant pas compromises, les joueurs de Raymond Domenech continuent «de positiver» en brandissant fièrement leur solidité retrouvée. Néanmoins, leur inefficacité chronique amène forcément «à se poser des questions». «Mais regardez le début de la Coupe du monde, invite Abidal. Des équipes ont le potentiel pour marquer et pourtant elles non plus n'y arrivent pas. Ça se joue sur des détails et ce sont justement ces détails qui nous manquent». Dès le nul concédé en Tunisie (1-1), Jérémy Toulalan avait pointé du doigt la nécessité de jouer «plus vite». Un peu plus de deux semaines plus tard, le discours repris par Diaby n'a pas varié d'un iota : «avoir une meilleure circulation de balle et lâcher le ballon plus vite pour libérer des espaces». La recette est connue. Les Bleus peinent à l'appliquer.
Des choix qui ne payent pas
Contre la Celeste, aucun des quatre joueurs à vocation offensive n'a donné satisfaction. Si Domenech a répété dimanche qu'il n'était pas question de «couper des têtes», l'idée de changement n'en reste pas moins pertinente. Elle mérite au moins de s'inviter au débat. Pour ne citer qu'elle, la relation entre Yoann Goucuff et Nicolas Anelka a été inexistante au Green Point Stadium, le peu d'affinités entre les deux joueurs en dehors du terrain expliquant peut-être cela. A ce sujet, Domenech «partage l'idée que c'est une interprétation, mais ce n'est pas la (sienne)». «Je ne sais pas si notre manque d'efficacité relève d'un manque d'affinité entre les attaquants, confirme Abidal. A un moment donné, les joueurs font des choix : frapper plutôt que de passer la balle. Parfois ça marche, parfois non...». Pour l'instant, c'est non.
http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100613_191624_l-attaque-en-mode-defense.html
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