mercredi 9 juin 2010

Toulalan, sûr de lui

Présent au point presse des Bleus ce mercredi à Knysna, Jérémy Toulalan n'a pas gardé sa langue dans sa poche. (Photo Presse-Sports)

Sa voix porte haut. Elle est claire, assurée et tranche singulièrement d'il y a quelques mois encore. Quand ses yeux courbaient l'échine, épousaient les chaussures des interlocuteurs et que son filet de voix, éraillé, parvenait en sourdine. Là, les mots claquent, les explications cinglent en peu de phrases. Simplement, Jérémy Toulalan, aujourd'hui, est sûr de lui, de sa force, de son jeu et ses répliques contiennent tout ce qu'un joueur intelligent et libéré peut se permettre : force et conviction. Il ne dit pas tout car il ne peut pas tout dire. Mais ce qu'il dit, il l'assume. Ainsi son «je suis prêt à jouer derrière si on me le demande» ne se cache pas derrière son petit doigt. Il ne tergiverse pas et ne se demande pas s'il va piquer la place de quelqu'un. Il n'a pas d'état d'âme mal placé. Il est dans une compétition et se comporte comme un compétiteur. Direct. Il ne va cependant pas jusqu'à révéler ce qui relève du secret tactique de l'équipe ou des confidences qui restent cloisonnées dans un groupe.

« Je suis un des seuls dans l'équipe à connaître ce système (le 4-3-3) »
Un intervenant lui demande qui, à son point de vue, doit jouer devant ? Délicat. «Et vous croyez que je vais vous donner mon avis ?», se marre-t-il. En revanche, il se mouille davantage quand il évoque le 4-3-3. «Je suis un des seuls dans l'équipe à connaître ce système ; tout le monde n'a pas la même réflexion à ce sujet. Moi, je sais qu'à ce poste, il faut parler beaucoup, je m'y efforce ; je dois aussi lâcher plus vite mon ballon, je m'y efforce aussi. Et c'est un peu tout le monde qui doit proposer davantage, c'est à dire bouger, être en mouvement pour qu'il se crée au coeur du jeu l'animation indispensable qui rendra le milieu de terrain des Bleus performant.» C'est à cette condition qu'en effet, ce 4-3-3 ou une organisation de jeu vertébrée autrement, donnera du sens au système et donc à la production de l'équipe de France.

«Il faut lâcher plus vite le ballon »

Il est enfin d'équerre avec son coéquipier Yoann Gourcuff, un de ses proches chez les Bleus, quand celui-ci insiste pour que le ballon circule plus rapidement afin de surprendre l'adversaire. «C'est aussi pour cela que je vous dis qu'il faut que, moi, le premier, lâcher plus vite le ballon ; maintenant, l'Uruguay, notre rival de vendredi, est un rival qui presse bien plus que les autres équipes du groupe. Il faudra s'en souvenir.» En clair, ça mérite d'y réfléchir et, qui sait, de modifier quelques habitudes de jeu prises durant les matches de préparation. Pour ne pas perdre cette première manche ! «C'est surtout ce qu'il ne faut pas faire !», a-t-il lancé. C'est peut-être ce qui était le plus banal mais, aussi, le plus évident des constats du point presse du Lyonnais.
http://www.francefootball.fr/
Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire