mercredi 7 juillet 2010

L'Allemagne marche sur l'eau

En plus d'être impressionnante sur le terrain, l'Allemagne dégage actuellement une confiance exceptionnelle. Avant d'affronter l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde, la Nationalmannschaft ne pouvait rêver être dans de meilleures dispositions...
Si Allemagne - Espagne était l'affiche d'un championnat du monde de boxe, on serait tenté de dire que les Allemands, avant même les premiers échanges de coups, ont pris un avantage psychologique lors de la conférence de presse précédant le combat. Mardi, Joachim Löw puis Lukas Podolski, venus répondre aux questions des médias du monde entier, ont marqué les esprits. Non pas par des phrases choc ni des provocations stériles. Mais par ce qu'ils dégageaient. Comme sur le terrain, cette équipe d'Allemagne, sûre de son fait, se sent invincible ces temps-ci. Et ça se voit.

Après avoir atomisé l'Angleterre (4-1) et l'Argentine (4-0), l'Allemagne est devenue l'équipe à battre de cette Coupe du monde. C'est une évidence. Personne n'avancera le contraire : l'étiquette de favori est désormais collée sur le dos des jeunes de la Nationalmannschaft. Est-ce un problème ? Pas le moins du monde, en tout cas pas pour Löw : ""Ai-je déjà douté ? Pourquoi devrais-je aujourd'hui ?", répond-il sans sourciller lorsqu'on lui demande si sa troupe ne va-t-elle pas finir par manquer de maturité alors que les choses très sérieuses commencent. A l'image de ses joueurs, le sélectionneur allemand, en poste depuis quatre ans, dégage une intense sérénité. Et une confiance à toute épreuve.

Podolski : "Etre confiant permet d'être plus fort"

Succès aidant, l'Allemagne a toujours fait preuve d'une confiance hors-norme. Les joueurs de la sélection, de Fritz Walter à Lothar Matthaus, en passant par Franz Beckenbauer, ont toujours avancé dans les grandes compétitions avec la certitude, parfois ressentie comme de l'arrogance, qu'ils étaient les meilleurs. Ce n'était pas toujours vrai, bien évidemment. Mais même dans ces moments-là, lors de ses rares creux générationnels, la Nationalmannschaft s'est toujours illustrée. On n'est pas demi-finaliste de la Coupe du monde à douze reprises par hasard.

Aujourd'hui, les joueurs de Löw ont cette même foi en leur équipe. Avec une différence de taille. Le monde est désormais envieux de leur football et le fait savoir. Mardi, un journaliste étranger a même remercié Löw pour le jeu développé par ses hommes depuis le coup d'envoi du Mondial. Ce qui a rarement été le cas dans l'histoire. "C'est une récompense extraordinaire. On le voit dans la presse internationale. A l'hôtel, on a des chaînes allemandes, je sens l'enthousiasme du pays", se régale Lukas Podolski. Les Allemands ne sont plus les seuls à croire en eux. Ne risquent-ils pas de se griser ? "Je ne pense pas que ce soit un problème, assume Podolski. Etre très confiant permet d'être plus fort." CQFD.

Après les paroles, place aux actes. Comment cela se traduira-t-il mercredi soir dans le magnifique Moses Mahiba Stadium de Durban ? "Nous n'avons pas à jouer défensivement contre l'Espagne. On va continuer à attaquer, ça a marché comme ça contre l'Angleterre et l'Argentine, se justifie Löw. On a toujours insisté même quand on menait au score. Si on arrête, on n'a aucune chance." Et si jamais cela ne suffisait pas et qu'il fallait s'en remettre aux tirs au but ? "On ne les a pas préparés. Il est impossible de simuler un tel moment de tension, analyse le sélectionneur allemand. De surcroit, par le passé et aujourd'hui, on a toujours eu d'excellents joueurs pour les tirer." L'Allemagne n'a jamais perdu une séance de tirs au but en Coupe du monde. Et cela n'est pas qu'une question de talent.

Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/07072010/70/coupe-du-monde-2010-l-allemagne-marche-sur-l-eau.html

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire