Les Pays-Bas vont tenter de rééditer l'exploit de leurs glorieux aînés de 1974 et 1978, en se qualifiant eux aussi pour une finale de Coupe du monde. Ils devront pour cela se défaire de l'Uruguay, dernière nation sud-américaine encore en lice. La Celeste, elle aussi, aimerait renouer avec son glorieux mais très ancien passé. L'Uruguay fut en effet le premier vainqueur de la Coupe du monde en 1930, avant de remporter l'édition 1950 et de disputer les demi-finales en 1954 et 1970.
Un rouleau compresseur Oranje
Mardi, les deux formations seront tournées vers l'avenir, et la finale du 11 juillet qui leur tend les bras. Les Pays-Bas ont la confiance : après avoir brillamment éliminé le Brésil, se défaire de l'Uruguay ne devrait être qu'une simple formalité. Mais le sélectionneur Van Marwijk se méfie d'un excès de confiance : «Il faut prendre le duel face à l'Uruguay très au sérieux car, mentalement, c'est difficile de se remettre dans le bain après un succès contre le Brésil. Cela fait deux ans maintenant que j'essaie de faire comprendre aux joueurs que pour être champions du monde, ils doivent briller dans la régularité sans jamais se relâcher.» Et, question régularité, les Oranje s'en sortent plutôt bien avec 13 victoires consécutives et 24 matches sans défaite (19 succès, 5 nuls). Malgré les absences de Van der Viel et De Jong, tous deux suspendus, les Pays-Bas pourront compter sur la forme du gardien Stekelenburg, la rigueur de Van Bommel, la vitesse de Robben et l'efficacité de Sneijder, déjà auteur de quatre buts dans ce Mondial.
Forlan, l'épouvantail de la Celeste
En face, l'Uruguay veut pourtant croire au miracle. Petit Poucet de ce dernier carré, avec une modeste 16e place au classement Fifa, la Celeste devra en plus faire face à de nombreuses absences dans ses rangs. Le Mondial est d'ores et déjà fini pour le milieu Lodeiro, alors que le capitaine Lugano est encore incertain. La suspension de l'attaquant Luis Suarez, qui avait écarté le ballon des deux mains pour empêcher le Ghana de marquer en quarts, va peser lourd en attaque. Les Charruas s'en remettront donc à l'autre buteur de la sélection, Diego Forlan, que redoutent les Oranje. «Il est très habile des deux pieds et donc complètement imprévisible pour un défenseur. Et il ne faut pas lui laisser l'occasion de tirer, même de loin, car il possède l'une des meilleures frappes de la planète», analyse John Heitinga dans le quotidien Algemeen Dagblad. Le défenseur néerlandais sera chargé du marquage de Forlan, son coéquipier à l'Atletico Madrid. «Diego est dangereux. Mais c'est toute l'équipe uruguayenne qui l'est», prévient-il. Cette équipe possède en effet le petit grain de folie qui lui a permis d'arriver jusqu'en demi-finale, et pourrait lui ouvrir les portes d'une finale attendue en Uruguay depuis 60 ans. - C.T.
Les équipes probables :
Uruguay : Muslera - M. Pereira, Victorino, Godin, M. Caceres - D. Perez, Gargano, Arevalo Rios, A. Perreira - Forlan (cap.), Cavani.
Pays-Bas : Stekelenburg - Boulahrouz, Heitinga, Ooijer, van Bronckhorst (cap.) - van Bommel, De Zeeuw (ou van der Vaart) - Robben, Sneijder, Kuyt - van Persie.
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