lundi 19 juillet 2010

Les vérités de Guardiola sur le mercato du Barça

Si certains mondialistes ont eu droit à une rallonge, les autres footballeurs ont presque tous repris le chemin de l’entraînement. Aujourd’hui, c’était au tour du FC Barcelone de se remettre au travail. Vingt-sept joueurs, parmi lesquels Adriano ou Aleksandr Hleb, se sont présentés à la Ciutat Esportiva blaugrana. Au programme : examens médicaux poussés puis dîner entre joueurs et membre du staff technique. Mais en ce jour, c’est surtout la première conférence de presse de Pep Guardiola, relayée par les quotidiens sportifs espagnols Sport et Marca, qui était attendue.

Et sans surprise, c’est sur le mercato estival du club catalan que le technicien a été interrogé. Premier dossier chaud : Cesc Fabregas (23 ans, Arsenal). S’il a reconnu que le milieu international espagnol était une priorité, il a semblé plutôt perplexe quant à son arrivée. « Je crois que recruter Cesc coûtera très cher. Nous souhaitons qu’il vienne, mais si Arsenal ne veut pas négocier, il ne viendra pas. Je ne connais pas l’état d’avancement des négociations, mais je comprends qu’Arsenal et d’autres clubs le veuillent également. C’est un grand joueur », a-t-il expliqué, laissant donc toujours planer le doute sur la réalisation de cette opération.

Le coach azulgrana a également rendu hommage à ses recrues phares, le buteur David Villa (28 ans, ex-FC Valence) et le latéral Adriano Correia (25 ans, ex-FC Séville). « David a toujours marqué beaucoup de buts, il possède de très bonnes statistiques, espérons qu’il fasse encore d’autres belles saisons et qu’il s’adapte bien ici. (...) Adriano est très polyvalent et nous voulions renforcer ce secteur de jeu, il peut jouer aussi bien à droite qu’à gauche. Le club a réussi un gros coup », a-t-il indiqué avant d’avouer qu’il ne savait pas s’il y aurait d’autres renforts d’ici la fin du mercato. « Tout dépend des possibilités du club. Il n’y a aucune équipe du monde qui ait un effectif bouclé, la situation économique est ce qu’elle est. C’est la même chose pour tous les clubs du monde », a-t-il confié. Après le chapitre arrivées, le natif de Santdepor s’est penché sur celui des départs, justifiant par exemple le départ de Dmytro Chygrynskiy.

Fidèle à sa philosophie, le club avant tout

« Je crois qu’il a un gros potentiel et qu’il nous aurait rendu beaucoup de services cette année. J’ai beaucoup d’estime pour lui comme personne et comme footballeur et pour cela je le remercie pour ce qu’il a donné ici et pour sa capacité d’adaptation. Je peux avoir une opinion sur la vente de Chygrynskiy, mais si le président croit que nous devons vendre pour raisons économiques, c’est lui qui décide. C’est comme si le Barça avait besoin de vendre Iniesta. Je ne veux pas que cela arrive, mais le club en avait besoin un jour, il faudrait le faire », a-t-il commenté pour expliquer ce transfert. C’est ensuite le dossier Zlatan Ibrahimovic (28 ans) qui a été au centre des débats.

« Je n’ai parlé ni avec l’ancien président ni avec l’actuel pour mettre Ibrahimovic sur le marché. La décision appartiendra au joueur. Ibra est un référent pour le Barça, nous avons discuté et c’est lui qui choisira ce qu’il veut faire », a-t-il martelé, rappelant que la première saison du Suédois au Barça n’était pas si catastrophique que certains l’ont décrite. Enfin, l’ancien milieu de terrain a abordé son cas personnel et sa récente prolongation. « Je travaille mieux avec des contrats courts et j’ai besoin de savoir que les choses fonctionnent, que nous nous entendons tous, qu’il y a un feeling avec le joueur. (…) Si tout se passe bien, je serai enchanté de continuer, mais si ça tourne mal, cela ne vaudra pas la peine de continuer. Un entraîneur se fatigue beaucoup ».

Pour une première apparition médiatique, Pep Guardiola, détendu, franc et calme comme à son habitude, s’est donc montré particulièrement disert. Sa philosophie a fait des merveilles ces deux dernières saisons. Et on attend désormais avec impatience de voir si la magie opèrera toujours cette année malgré les efforts du rival historique le Real Madrid pour contrecarrer ses plans.
http://www.footmercato.net/liga/transferts/les-verites-de-guardiola-sur-le-mercato-du-barca_52587

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