Pas plus que les complaintes de Laurent Blanc, le lobbying conjugué d'Aimé Jacquet, Guy Roux et Michel Hidalgo n’a pas suffi à faire chavirer les décideurs de la fédération. Tout juste une semaine après avoir infligé les sanctions aux mutins de Knysna, la FFF n’a pas changé sa ligne de conduite lors d’un conseil fédéral à rallonge de plus de 3h30, mardi matin. L’appel de Patrice Evra, jugé «choquant» par Jacques Rousselot, le président nancéien, membre du Conseil, a bien été rajouté au pied levé à l’ordre du jour. Tout comme la révision des sanctions prises à l’encontre de Ribéry, Toulalan et Anelka. Sans suite.
Dans un communiqué, la FFF indique que «soucieux de respecter ses règlements, le Conseil fédéral n'interviendra pas dans le déroulement de la procédure engagée par les organes disciplinaires compétents et prendra acte de leurs décisions.» Pas question donc d'effacer la peine infligée aux mutins, ou de la commuer en travaux d’intérêts généraux. «Concernant les décisions prises par la Commission fédérale de Discipline, le mardi 17 août dernier dans le dossier relatif aux faits s'étant produits au sein de l'Equipe de France lors de la Coupe du monde, la FFF rappelle que seul un appel, qui n'est pas suspensif, peut permettre désormais un nouvel examen des faits.»
Evra devant la commission supérieure d'appel
Ce sera seulement le cas pour Patrice Evra, l'unique joueur sanctionné à avoir fait appel. Mais dans l’attente de la décision de la commission supérieure d’appel de la fédé, il regardera bien les deux premiers matchs officiels de l’ère Laurent Blanc (face à la Biélorussie et la Bosnie) à la télé.
http://www.20minutes.fr/article/589247/Sport-Equipe-de-France-Sous-pression-la-FFF-n-effacera-pas-les-sanctions-des-mutins.php
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