samedi 4 septembre 2010

Les matchs d'hier : Une surprise, des cartons

Accroché à domicile par Chypre (4-4), le Portugal est la seule nation majeure - hors France - à avoir débuté du mauvais pied les éliminatoires de l'Euro 2012. L'Allemagne l'a emporté en Belgique (0-1). L'Italie a souffert en Estonie (2-1). Les Pays-Bas, l'Angleterre et l'Espagne se sont promenés.

GROUPE H : Le Portugal est mal


Sans son sélectionneur, suspendu, sans Cristiano Ronaldo, blessé à la cheville droite, la Selecçao a, bien malgré elle, secoué la soirée des ces éliminatoires. Elle pensait bien tenir un succès étriqué devant Chypre. Elle s'est contenté d'un piteux match nul devant son public (4-4), à Guimaraes. Mené 1-0 dès la 3e minute, 2-1 à la 11e, les Lusitaniens ont pris l'avantage à la 60e. Le but de Fernandes aurait dû sceller une neuvième victoire portugaise en autant de rencontres face aux modestes Chypriotes. Qui ont arraché le nul dans les derniers instants (Avraam, 89e). Considérablement rajeunie par les retraites internationales de Deco, Simao et Ferreira, la Selecçao doit redresser la barre dès mardi, face à la Norvège, leader du groupe H grâce à son succès en Islande (2-1). Son déplacement à Oslo s'annonce périlleux.

GROUPE A : L'Allemagne a souffert


Joachim Low, le sélectionneur allemand, avait raison. A l'image d'un Bastian Schweinsteiger émoussé, sa Nationalmannschaft a souffert vendredi soir, en Belgique. Trop juste physiquement et privée de Michael Ballack, l'Allemagne a ramené de Bruxelles ce qu'elle convoitait : trois points, qui lui permettent d'entamer du bon pied sa campagne des éliminatoires à l'Euro 2012. Pour s'imposer au stade du Roi Baudouin, le troisième du dernier Mondial ont fait le dos rond durant quarante-cinq minutes. Il a attendu que les Diables Rouges de Daniel Van Buyten baissent le pied physiquement pour imposer sa force collective. C'est en profitant d'une relance tardive du défenseur munichois que Miroslav Klose a scellé la victoire allemande à la 51e minute (1-0). La Belgique s'incline pour la huitième fois d'affilée face à la Mannschaft, qu'elle n'a plus battue depuis cinquante-six ans.

GROUPE C : La (petite) Renaissance italienne


La Squadra Azzurra n'a pas tourné la page d'un Mondial sud-africain raté, conclu par une piteuse élimination dès le premier tour. Mais en s'imposant péniblement en Estonie (2-1), les champions du monde 2006 ont signé leur première victoire en 2010. Pour renouer avec un succès qui la fuyait depuis le 18 novembre 2009 (1-0 contre la Suède), l'Italie de Cesare Prandelli a dû puiser dans ses ressources. Sans Buffon et Marchetti, blessés, sa défense expérimentale, composée de quatre néophytes, a cédé sur un but de Zenjov (31e). Mais la Nazionale a su inverser la tendance en trois minutes, grâce à une tête de Cassano (60e) et Bonucci (63e). Mardi prochain, elle accueillera les modestes îles Féroé, à Florence.

GROUPE E : Les Pays-Bas sans pitié


A ceux qui pointaient du doigt une relative pauvreté offensive en Afrique du Sud, les Pays-Bas ont répondu par une promenade de santé à Saint-Marin (5-0). Sans Robben et Van Perise, blessés, les finalistes du dernier Mondial n'ont pas forcément brillé pour leurs débuts dans ce groupe E. Mais grâce au réalisme de Klaas-Jan Huntelaar, ils se sont facilités le travail. Fraîchement transféré de l'AC Milan à Schalke 04, l'attaquant néerlandais s'est offert un coup du chapeau (38e 48e, 67e). Un hat-trick au parfum de revanche pour l'ancien joueur du Real Madrid, relégué sur le banc durant la Coupe du monde. Cette fois, Huntelaar avait été préféré à Ruud van Nistelrooy. Après deux ans et demi d'absence, l'attaquant du HSV Hambourg a signé son retour par un but. Son 34e en 65 sélections sous le maillot Oranje.

GROUPE G : L'Angleterre s'est trouvée un buteur


La sélection des Trois Lions a semble-t-il digéré son huitième de finale de Coupe du monde face à l'Allemagne (1-4). Malgré les absences de Lampard, Terry et Ferdinand, elle l'a prouvé en atomisant la Bulgarie vendredi, à Wembley. Le héros du soir? Jermain Defoe. L'attaquant de Tottenham a signé un triplé retentissant (2e, 61e, 86e). Pour Fabio Capello, l'autre satisfaction de la soirée se nomme Wayne Rooney. Titulaire au côté de Defoe, le Mancunien - qui a retrouvé le chemin des filets le week-end dernier, après quatre mois de mutisme - a été à l'origine des quatre buts de l'Angleterre. Sa défense inédite, composée du duo Jagielka-Dawson, a tenu le choc face à une équipe bulgare longtemps trop timide. Mardi, l'Angleterre se rendra en Suisse, son adversaire le plus sérieux dans ce groupe G.

GROUPE I : Le réveil de Torres


Moins de deux mois après son sacre mondial, la Seleccion est toujours inarrêtable. Les champions d'Europe se sont baladés au Liechtenstein (4-0), grâce à un Fernando Torres retrouvé. , qui s'est réveillé en sélection. Héros de l'Euro 2008, transparent lors du Mondial 2010, l'attaquant de Liverpool a inscrit un doublé. Il a ouvert le score en piquant parfaitement son ballon, sur un service d' Iniesta. Lancé par Fabregas, "El Nino" a récidivé à la 55e minute. Son compère David Villa y est allé de son but. D'une superbe frappe sous la transversale, le néo-Barcelonais a signé sa 43e réalisation en 66 sélections. Il n'est plus qu'à une unité du record de Raul. Toujours aussi impressionnante, l'Espagne sera exempte mardi prochain, dans un groupe I où figurent également la République tchèque, l'Ecosse et la Lituanie. Elle en profitera pour disputer un match amical face à l'Argentine post-Maradona.

Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/03092010/70/qualifications-euro-2012-une-surprise-des-cartons.html

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