ARLES-AVIGNON - MARSEILLE : 0-3
Buts : Be. Cheyrou (32e), A. Ayew (36e, 55e)
Cette fois, l'opposition n'était pas assez consistante. Bloqué par Monaco la semaine dernière (2-2), humilié par le Spartak Moscou en Ligue des champions(0-1), le tout après avoir beaucoup tenté, Marseille n'a eu aucune mauvaise surprise à déplorer samedi sur la pelouse d'Arles-Avignon. L'OM a bouclé sa deuxième victoire de la saison sans émotion, sur un score (3-0), qui rappelle la déculottée reçue par le promu provençal la semaine dernière à Paris (4-0). Pour le champion de France, c'est un grand bon en avant. Il s'arrache de la deuxième partie de tableau et s'installe provisoirement au septième rang, devant Monaco à la différence de buts et derrière Nice. La première place est à cinq points devant.
L'équipe de Didier Deschamps n'aura mis qu'une grosse demi-heure à se rassurer. La libération est intervenue à la 32e, sur un coup franc brossé dont rien ne dit qu'il a été touché par Heinze à l'arrivée. L'Argentin le revendique. Les images télé sont moins claires. Toujours est-il que les Phocéens ont surfé sur leur avantage pour breaker quatre minutes plus tard par André Ayew, servi sur un plateau par Gignac, lui même libéré par Valbuena (36e). Le but du 3-0 est venu d'un petit cadeau à la 55e, d'un ancien collègue, Erbate, qui a proprement offert un ballon à Valbuena aux abords de la surface. Du pain béni pour l'homme en forme du moment, qui offrait un doublé à son partenaire ghanéen.
Pourtant, il faudra attendre un peu avant de crier à la résurrection pour le champion de France. Son adversaire, avec zéro point, possède déjà cinq longueurs de retard sur le maintien et reste sur un 7-0 encaissé en deux matches. Il n'avait pas les arguments pour éviter la correction contre une équipe aussi décidée que l'OM à conjurer ses deux derniers résultats. Le promu a eu ses munitions, mais il a payé très cher son manque de réalisme. A la 17e, Gignac a dû repousser sur sa ligne un ballon de Pavon. A la 30e, c'est Cheyrou qui dégoûtait Kermorgant tel un dernier rempart. A la 31e, Mandanda sortait le grand jeu sur une tête plongeante de l'ex-joueur de Leicester. Le plus haut niveau n'est pas tendre avec ceux qui sont incapables de concrétiser leurs temps forts. En Ligue des champions, l'OM prend la leçon. En L1, il la donne.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/18092010/70/ligue-1-l-om-s-appuie-sur-son-voisin.html
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