jeudi 16 septembre 2010

Marseille, c'est la même rengaine

Battu au Vélodrome par le Spartak Moscou (0-1) mercredi, Marseille a perdu son premier match de Ligue des Champions pour la troisième année consécutive. Dominateurs mais maladroits, les Marseillais ont encaissé un but malheureux à la 82e. Chelsea s'est baladé à Zilina (1-4).

MARSEILLE - SPARTAK MOSCOU : 0-1


But : Azpilicueta (82e c.s.c.)

En Ligue des Champions, Marseille n'y arrive pas. Pour la troisième année consécutive, le champion de France a concédé une défaite pour son entrée dans la compétition. Après Liverpool (1-2) en 2008 et le Milan AC (1-2) en 2009, le Spartak Moscou a confirmé la tendance en venant s'imposer au Stade Vélodrome (0-1). Cette désagréable impression ne s'arrête pas au résultat. Dans le jeu, l'OM a encore semblé au-dessus de son adversaire avant de se faire crucifier, autant par malchance que par maladresse, sur un but contre son camp de Cesar Azpilicueta (0-1, 82e c.s.c.). La défaite fait mal. L'objectif avoué d'une qualification pour les huitièmes de finale a déjà du plomb dans l'aile. Si l'OM aura l'occasion de se rattraper, il a déjà grillé un joker avant un déplacement délicat à Stamford Bridge pour défier Chelsea dans deux semaines. Des Blues mis en confiance par leur balade à Zilina (1-4) sous la houlette d'un Anelka des grands soirs (une passe décisive et deux buts).

Didier Deschamps avait pourtant prévenu. L'entraineur marseillais souhaitait à tout prix ne plus revoir "ces erreurs qui coûtent cher" en Ligue des Champions. L'OM pensait avoir enfin retenu la leçon, mais le Spartak s'est chargé de renvoyer les Olympiens à leurs chères études. Peut-être émoussés après un match difficile face à Monaco dimanche soir (2-2), les Marseillais ont peiné pour prendre le bloc russe à revers, malgré un premier quart d'heure volontaire. Au milieu de terrain, les partenaires de Lucho Gonzalez, très décevant, ont contrôlé les débats. Mais cette maitrise a régulièrement disparu à l'approche des trente mètres adverses. Le manque de précision dans le dernier geste, incarné par un Brandao aussi volontaire que maladroit, est un défaut rédhibitoire à ce niveau. Pour ne pas avoir su le faire, Marseille en a payé les conséquences.

Tir de Gignac sur le poteau dans le temps additionnel...

Les hommes de Deschamps ont tout tenté pour échapper à ce destin. L'entrée d'André-Pierre Gignac en deuxième période, les jambes retrouvées de Mathieu Valbuena après un premier acte poussif et la volonté d'un très bon Benoît Cheyrou ont longtemps fait croire au dénouement heureux. Mais il a toujours manqué quelque chose. La précision, à l'image de cette tête à bout portant de Lucho qui a inexplicablement manqué le cadre (76e) ou la chance, comme sur l'ultime tentative de Gignac renvoyée par le poteau (90e+2). Andrey Dikan, très inspiré à défaut d'être toujours académique, a aussi fait ce qu'il fallait pour écoeurer les Olympiens dans le but du Spartak. Il ne manquait plus que le coup de grâce. Sur un contre mené à toute vitesse, le centre de Kombarov, dévié par Azpilicueta, trompait Mandanda et plongeait le Vélodrome dans le désarroi (0-1, 82e). Une rengaine à laquelle l'OM commence à s'habituer en Ligue des Champions.

Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/15092010/70/ligue-des-champions-marseille-c-est-la-meme-rengaine.html

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