mercredi 15 septembre 2010

OM : C’est pour cette fois ?

Depuis 2007, l'OM a pris un abonnement en Ligue des Champions mais ne franchit jamais la phase de poules. Atteindre le stade des huitièmes de finale est l'enjeu de la campagne qui s'ouvre ce mercredi contre le Spartak Moscou (20h45). Et c'est jouable
Didier Deschamps ne veut pas faire rêver la France en annonçant que son équipe va lutter comme en 1993, pour gagner la C1, ou comme l'AS Monaco qu'il dirigeait en 2004, pour atteindre la finale ("Une autre époque"). Mais il répète en cette rentrée ce qu'il disait en mai dernier, même s'il n'a pas réussi à harponner les joueurs d'expérience qu'il visait : l'OM doit absolument franchir un cap, en Ligue des champions. "Notre ambition, cette année, c’est de passer le premier tour. Si on réussit, on voudra aller le plus loin possible. On souhaiterait passer l’hiver. Arriver en huitième de finale, c’est un objectif que l’on peut atteindre. Ça semble moins difficile que l’an dernier. Mais il n’y a qu’une seule vérité. Celle du terrain." Et celui-ci a parlé ces dernières années...
DES LECONS A (ENFIN) RETENIR

Les trois dernières participations de l'Olympique de Marseille à la Ligue des Champions ont un défaut commun que ni Eric Gerets - malgré deux tentatives -, ni Didier Deschamps n'ont pu gommer. Toutes ont été marquées du sceau de la naïveté. Criant sous l'ère Gerets, ce défaut, lié au manque d’expérience, est devenu incompréhensible avec Deschamps. Chaque saison, Marseille quitte la C1 avec des regrets et le sentiment d'avoir raté le coche à certains moments-clés. En 2007/2008, les Marseillais avaient entamé leur phase de poule par deux succès, dont un à Liverpool (0-1), avant de s'essouffler et d'être finalement puni par ces mêmes Reds au Vélodrome (0-4). Un an plus tard, dans un groupe d'une difficulté comparable, les joueurs d'Eric Gerets avaient commencé par trois revers, dont deux - face à Liverpool (1-2) et l'Atletico Madrid (2-1) – largement évitables et qui auraient sans doute été évités si les leçons de l'année précédente avaient été retenues. La saison dernière, enfin, dans une poule bien plus ardue, le coup est passé plus près que jamais. Mais encore une fois, face au Milan AC notamment (1-2), Marseille a calé. Le boulet a été traîné jusqu'au bout, et en ratant le coche à Giuseppe-Meazza (1-1) alors que les trois points étaient largement à portée de l’OM. Les deux fois, Marseille avait fait preuve de candeur, élémentairement traduite sur le terrain par un manque de réalisme offensif et défensif. "Cette compétition demande des exigences plus élevées, résume Deschamps. On l’a encore vu la saison dernière. On l’a appris à nos dépends. Nos erreurs nous avaient coûté cher. Il va falloir être exigeant et surtout efficace dans les deux zones de vérité."

. L'OM EST-IL MIEUX ARMÉ ?

En 2010/2011, l'Olympique de Marseille aura plus de vécu que son prédécesseur. Dans les grandes largeurs, on peut l'affirmer sans trop se tromper. Derrière et au milieu, le champion de France n'a quasiment pas bougé. Mis à part Azpilicueta, recruté pour occuper le flanc droit de la défense marseillaise cet été, le reste a un fort goût de déjà-vu. En attaque en revanche, Marseille a perdu gros avec le départ de Mamadou Niang, son capitaine de route. Parti à Fenerbahçe, le deuxième meilleur buteur de l'OM en Coupe d'Europe, a emmené son talent et son expérience avec lui. Du talent, Loïc Rémy et André-Pierre Gignac, arrivés cet été, comptabilisent deux petits matches de C1... tous joués par le seul Rémy, avec Lyon. A l'épreuve du feu, où se situeront les deux nouvelles têtes d'affiche de l'attaque phocéenne ? Pour Gignac, on aura un début de réponse face au Spartak Moscou, mercredi. Pour Rémy, blessé, il faudra patienter.

. LE COUP DU CHAPEAU

A défaut de progresser sur le pré, l'Olympique de Marseille avance dans la hiérarchie européenne. Un paradoxe qui n'en est pas vraiment et qui s'explique avant tout par les ratés d’écuries telles que Liverpool, Séville ou la Juventus Turin. Celles-ci ne disputeront pas la Ligue des Champions cette saison et ont permis à Marseille de se retrouver dans le chapeau 2 lors du tirage au sort de la phase de poule. Cette petite promotion fait une très grosse différence à l'arrivée. Au lieu de se coltiner deux cadors du Vieux Continent, l'OM n'en croisera qu'un au premier tour, Chelsea. Les calculs sont vite faits. En 2010/2011 et avant même que le coup d'envoi du premier match ait été donné, l'OM peut y croire. C'est en tout cas l'avis de Didier Deschamps, qui n'est accessoirement pas habitué à se rater deux fois de suite. "Sur le papier, oui (c'est moins compliqué), assume-t-il dans La Provence. Il y a un grand favori et candidat au titre qui est Chelsea et, sur le papier, nous devrons nous battre avec le Spartak pour la deuxième place." Ce Spartak Moscou qui est loin d’être un épouvantail et que l’OM a toujours éliminé lorsqu’il a croisé sa route. En 2008 et en 1991. Il y a dix-neuf ans, les deux formations s’étripaient pour une place en finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions. Une autre époque.

Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/15092010/70/ligue-des-champions-om-c-est-pour-cette-fois.html

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