vendredi 15 octobre 2010

OM : Ménage à trois

Revenus de sélection avec le sourire, Loïc Rémy et Mathieu Valbuena espèrent désormais enchainer avec l’Olympique de Marseille où André-Pierre Gignac, non-retenu par Laurent Blanc mais en net regain de forme, les attend de pied ferme
Abondance de biens ne nuit pas, dit-on. Ce que l'on oublie parfois de dire est que profusion de richesses est parfois synonyme de casse-tête pour celui qui est censé en profiter. Prenez Didier Deschamps par exemple. A ce jour, l'entraîneur de l'Olympique de Marseille est l'heureux possesseur d'une triplette offensive tricolore de choix. Avec Loïc Rémy, Mathieu Valbuena et André-Pierre Gignac, l'ancien capitaine de l'équipe de France n'a pas tellement à se plaindre. Et, si vous rajoutez la fratrie Ayew et le guerrier Brandao, DD a plutôt l'embarras du choix.


Cet embarras n'est pas près de déserter l'esprit de Didier Deschamps. Surtout au terme d'une trêve internationale qui a vu deux de ses poulains marquer de gros points avec l'équipe de France (Mathieu Valbuena et Loïc Rémy) et qui, par conséquent, ressemblent un peu plus à des incontournables en club. Si Valbuena (7 fois titulaire) l'était déjà depuis le coup d'envoi de l'exercice 2010/2011, Rémy un peu moins. Titularisé une seule fois en Ligue 1 depuis son arrivé sur les bords de la Canebière, et c’était il y a six semaines, l'ancien Niçois a finalement profité de l'intermède bleu pour donner un peu plus de consistance à sa candidature permanente dans le onze de départ olympien. Permanence dont André-Pierre Gignac a profité depuis son arrivée.


"Valbuena et Rémy peuvent jouer ensemble"


Titularisé à quatre reprises (sur cinq matches disputés), l'ancien Toulousain a fait de la pointe de l'attaque olympienne son jardin privé. Mais, au contraire de Rémy ou de Valbuena, n’a pas été convié à Clairefontaine. Etonnant ? Pas plus que ça. Avant de marquer face à Saint-Etienne (1-1, 8e journée), l'ancien Toulousain a traversé une période délicate liée à son adaptation marseillaise et son retour de blessure. Didier Deschamps ne dit pas autre chose : "C’est le choix de Laurent. Il lui appartient et je ne lui en ai pas parlé. Il est vrai que Dédé est vraiment beaucoup mieux actuellement. Au niveau athlétique, il est bien meilleur qu’il y a un mois. Son but à Saint-Etienne lui a fait du bien car c’était son premier à l’OM. Il a retrouvé de la confiance et n’aura plus ce souci d’ouvrir son compteur."


Ce compteur, Rémy l'a débloqué en bleu avant de le faire en blanc. Mais qu'importe, ce qui est bon pour l'équipe nationale l'est également pour l'OM. "Loïc a effectué une rentrée brillante et efficace contre la Roumanie. Ça va lui donner beaucoup de confiance. Il avait déjà fait un très bon match à Bordeaux sur le côté droit. C’est une position qu’il aime bien", a jugé Guy Stephan, l’adjoint de Deschamps, cette semaine. Ce côté droit du trident olympien, c'est celui où Didier Deschamps affectionne positionner l'ancien Niçois. Et là où Mathieu Valbuena évolue 99% du temps. Evidemment, Rémy-Valbuena, ça fait une personne de trop. Non ? "Il faut faire en fonction de la forme du moment et faire attention à ce qu’ils n’enchaînent pas trop de matches mais je n’exclus pas du tout la possibilité de les faire jouer ensemble", a révélé Didier Deschamps en conférence de presse. Avant de préciser sa pensée : "Les deux peuvent jouer sur les deux côtés et Loïc peut aussi jouer dans l’axe." Deschamps a réponse à tout. Et suffisamment de matches au programme pour satisfaire ses attaquants, ainsi que ses dirigeants qui, accessoirement, ont investi une toute petite trentaine de millions d’euros l’été dernier pour faire de l’attaque olympienne ce qu’elle est aujourd’hui.


http://fr.sports.yahoo.com/14102010/70/ligue-1-om-menage-a-trois.html
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