Une surprise, ce retour en forme ? Plutôt oui, surtout si l’on se souvient que Giuly, cet été, était proche d’un départ. Antoine Kombouaré l’avait averti lors d’une tournée à Chicago qu’il ne comptait plus sur lui. Six mois plus tard, l’international français a renversé la tendance, marquant le 26 août en Coupe d’Europe contre le Maccabi Tel-Aviv, puis à Montpellier le mois suivant. Tout va très vite dans le football ; Giuly, un peu moins qu’avant, même s’il conserve ce démarrage rapide aperçu à Lyon, au mitan de la décennie 1990.
« J’essaie de rectifier les erreurs commises l’année dernière. J’ai accepté la situation et je me suis battu pour regagner ma place. J’avais envie de m’éclater, et pour m’éclater il faut que je joue, expliquait-il récemment. C’est ma dernière année, j’ai envie d’en profiter. » S’il n’envisage pas pour le moment d’arrêter sa carrière, Giuly arrive effectivement en fin de contrat dans la capitale. Au début du mois, un groupe Facebook s’est créé spécialement pour lui demander de signer une année supplémentaire au PSG. Les 1.000 membres espèrent voir leur souhait exaucé, même si le salaire mensuel du lutin, estimé à 266.000 € brut, constitue un frein à un renouvellement.
Il n’aime pas s’entraîner
Giuly a toujours pris le foot comme un amusement. Il n’aime pas s’entraîner, préfère « le samedi, jouer les matches, les vrais ». Son père, Dominique, souhaitait un footballeur pro ; il a eu Giuly, adolescent rieur, repéré par Jean Tigana à Lyon. « J’avais caché que je l’emmenais en stage avec moi, à 17 ans… Je n’avais prévenu personne, parce que tout le monde n’était pas d’accord. Cela avait surpris. Mais après, quand je suis allé à Monaco, je l’ai récupéré. Il lui a fallu du temps et des paliers pour passer et se libérer. Mais quand je l’ai retrouvé en Ligue des champions, ça m’a fait plaisir. Cela voulait dire que je ne m’étais pas trop trompé », se souvient l’actuel entraîneur des Girondins de Bordeaux.
Si sa bonne humeur le fait parfois passer pour un dilettante – et oblige ses partenaires, en plein match, à supporter les blagues de son ami Laurent Paganelli, l’homme de terrain de Canal+ –, elle contribue à chasser les nuages survolant d’ordinaire le ciel parisien. Nous sommes mi-novembre et Paris n’a toujours pas connu sa traditionnelle crise, cachée par le soleil. Finalement, seul Stéphane Sessegnon, victime de la concurrence, baisse actuellement la tête. Le Béninois est annoncé en Turquie, à Fenerbahçe, pour 7 millions d’euros. L’an passé, suivi par plusieurs clubs anglais dont les nababs de Chelsea, il valait le double. Mais le TGV Giuly est passé depuis…
http://www.francesoir.fr/football/la-nouvelle-jeunesse-de-giuly.57615
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