Le jour et la nuit. Ou plutôt l'inverse. Plongé dans l'obscurité pendant une première période cauchemardesque face à Lens, Lyon a retrouvé la lumière. L'interrupteur s'appelle Lisandro. Pour son grand retour au sein de l'équipe rhodanienne, l'Argentin a démontré qu'il était un de ceux qui pouvaient renverser le cours d'un match. Sa disponibilité, sa technique en mouvement et son sens du but rassurent ses coéquipiers en même temps qu'ils effraient l'équipe adverse. Lens craignait Lisandro et pourtant, consciemment ou non, les Nordistes se sont mis à reculer dès l'entrée en jeu de l'attaquant sud-américain. "On est passé d'un extrême à l'autre", résume Claude Puel. "On a été très très timorés. On n'a jamais su se défaire de leur agressivité et de leur détermination. C'était le vide complet. En deuxième période, on a montré un tout autre visage. En mettant du jeu, les ballons à terre, en jouant notre jeu".
L'apport de Gourcuff n'est pas non plus étranger à la fluidité retrouvée, presque comme par magie, du jeu lyonnais. L'ex-Bordelais a rechargé les accus, c'est incontestable, et c'est toute l'orientation de l'OL qui s'en trouve bonifiée. Mais le meilleur symbole de la transformation de Mister Hyde en Docteur Jekyll qui s'est opérée dans les rangs des septuples champions de France s'appelle Bafetimbi Gomis.
Gomis, la métamorphose
Incroyablement pataude durant la première moitié du match, qu'elle traverse comme une ombre en multipliant les mauvais choix, l'ex-panthère stéphanoise retrouve son instinct de chasse dès qu'elle n'est plus solitaire en pointe. Gomis est un joueur dont le talent ne peut s'exprimer que s'il est bien entouré. Avec Lisandro et Gourcuff, plus un Makoun extrêmement offensif, le Lyonnais a été servi. Et a rendu la politesse avec deux réalisations qui ont grandement participé au redressement de l'Olympique Lyonnais.
Claude Puel, qui n'a que très rarement eu la possibilité (la volonté ?) d'aligner tous ces joueurs ensemble, tient peut-être la clé des ses problèmes d'animation offensive. Bien sûr, des zones d'ombre subsistent, notamment celle de Michel Bastos, qui plane sur ce quatuor. Quelle serait la place du Brésilien dans un système où Lisandro et Gourcuff, naturellement, ont déjà tendance à pencher à gauche ? En tout cas, Lyon vient de réaliser sa meilleure période depuis le début de la saison et combine désormais les résultats avec la manière. Prochaine étape : reproduire la démonstration pendant quatre-vingt dix minutes. Chiche Claude Puel ?
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/22112010/70/ligue-1-lyon-la-reference-qualite.html
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