dimanche 16 janvier 2011

Ils ont passé la surmultipliée

Poussés par de belles intentions et la perspective de s’installer durablement dans le groupe de tête, les joueurs lyonnais ont su aller à l’essentiel. Pour rafler ce sixième succès de la saison en Ligue 1 sur sa pelouse, l’Olympique Lyonnais qui enregistrait le retour de Yoann Gourcuff trouva parfaitement la marche avant à l’occasion d’un match plein teinté de réalisme.


Invaincu en championnat depuis treize matches, l’OL avec la manière, est tout simplement redevenu un concurrent très sérieux pour le titre même si son classement est inchangé Car Lorient très discret pour se mettre en situation offensive passa le plus clair de la première période à se demander comment il pouvait relancer.


Et disons qu’Hugo Lloris ne fut presque que spectateur, assistant au bon pressing de ses copains coupant l’herbe sur le pied à des visiteurs bien timides. Et si Fabien Audard d’entrée ne s’était pas offert deux parades successives devant Gourcuff et Lovren piquant une suberbe tête, le match des olympiens eut sans doute été beaucoup plus facile.


Car il faut admettre que les Lyonnais ont eu le don parfois, et comme souvent depuis le début de saison de se compliquer la tâche. Il faudra vraiment faire quelque sur ces coups francs mal tirés, mal préparés, mal sentis, mal finis… Que ce soit par Bastos ou Källström, l’OL a totalement failli dans ce domaine.


Il est totalement anormal de voir ces ballons, de but, en réalité, terminer à portée de main des stadiers ou dans les nuages. C’était pourtant, Bafétimbi Gomis comme toujours très volontaire qui décrochait la lune. Après avoir récupéré une remise de la tête de Réveillère, sans contrôle, et avec la confiance d’un grand buteur, il expédiait un bijou de ballon du pied gauche dans le petit filet d’Audard. «Gomis, Gomis », criait Gerland ayant sur ce coup-là adopté définitivement l’ex-stéphanois.


C’est un fait, cette réussite fera partie des tops buts de l’OL cette saison. Basculant dans le bon sens à la pause, les hommes de Claude Puel avaient les cartes en mains. Plus libérés, plus sûrs d’eux, alléchés par une belle perspective, les joueurs lyonnais se lâchaient. Et s’envolaient en cinq minutes.


Grâce à Källström récupérant un second ballon sur un coup franc excentré de Gourcuff, pour du gauche, terrasser un Audard pétrifié. Puis par Gomis, s’offrant une tête tombant à pic après une volée un peu hasardeuse de Källström. 3-0, le vieux Gerland tressaillait comme au bon vieux temps.


Pour la première fois de la saison, l’Olympique Lyonnais donna enfin l’impression de dominer pleinement son sujet. Pour Lorient désorienté, il n’y avait plus guère qu’à prier pour que ce calvaire s’interrompe rapidement.


Gomis était tout près d’un triplé que Bourillon lui enlevait sur la ligne. Le programme était ficelé. Plus équilibré avec un Toulalan réellement influent au milieu, l’Olympique Lyonnais fut aussi bien capable de serrer les lignes et d’exploser pour se projeter sur l’avant.


S’il y a un petit bémol sur la note du match en raison de ces coups de pied arrêtés mal maitrisés, l’œuvre a indiscutablement eut de la consistance. Sans son étonnant gardien Fabien Audard l’addition aurait fait très cher. Mais le constat est là, cet OL-là a de plus en plus d’appétit…


http://www.leprogres.fr/fr/article/4467501/Ils-ont-passe-la-surmultipliee.html
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