Arsenal s'est renié
Arsenal avait retourné Barcelone au match aller par le jeu. Trois semaines plus tard, on pensait qu'Arsène Wenger allait demander à ses joueurs d'utiliser la même stratégie. Il n'en a rien été. Le manager londonien a placé ses Gunners dans une sorte de 6-3-1, voire 6-4-0, pendant toute la partie, avec Samir Nasri arrière gauche et Tomas Rosicky à la droite de Sagna. Sans doute espérait-il pouvoir conserver l'avantage d'un but acquis à l'aller. Résultat : Arsenal ne s'est pas procuré la moindre occasion, ni le moindre tir cadré, alors que Barcelone a frappé à 20 reprises. Aucun tir cadré, c'est unique cette année dans les cinq grands championnats et les deux coupes d'Europe, selon une statistique tweetée par Opta. Le but des Gunners fut d'ailleurs l'œuvre de Sergio Busquets, contre son camp, alors qu'il n'était pas sous pression. Les Londoniens ont beaucoup trop subi pour se montrer dangereux et ont eu énormément de mal à garder le ballon plus de dix secondes dans les pieds. Difficile dans ces conditions d'inquiéter une machine de guerre comme le Barça.
Le bluff Van Persie
Depuis dix jours, l'actualité d'Arsenal a beaucoup tourné autour d'un blessé : Robin van Persie. Le Néerlandais, buteur à l'aller, était annoncé forfait après la finale de Carling Cup perdue contre Birmingham (1-2). Arsène Wenger a pourtant surpris son monde en le retenant dans le groupe lundi puis en le titularisant mardi. En manque de rythme, l'attaquant a touché deux ballons. Sur le premier, il a servi Rosicky dans la profondeur, puis il a obtenu un corner fort généreux de la part de M. Busacca. Mais la générosité de l'arbitre a eu ses limites. Il a averti une première fois le Néerlandais pour un coup de bras, en plein course, sur Dani Alves qui en a beaucoup rajouté (45e). Le Suisse a ensuite sorti un deuxième avertissement, excessivement sévère, parce que le Néerlandais avait frappé au but après le coup de sifflet (56e). "C'est une plaisanterie, je ne peux pas le comprendre." Arsenal, ensuite, n'a pas compris comment jouer à dix contre onze.
Fabregas était perdu
Arsène Wenger avait décidé d'aligner d'entrée son stratège, Cesc Fabregas, ménagé depuis une dizaine de jours. A l'instar de Van Persie, l'Espagnol a manqué de rythme. Il n'a jamais pu peser sur le jeu de son équipe pour deux raisons : le physique, donc, mais aussi le positionnement ultra défensif de ses coéquipiers. Habitué à jouer vers l'avant, Fabregas a semblé complètement perdu, il est d'ailleurs à l'origine du premier but de Barcelone, en tentant une talonnade dans les trente mètres, récupérée par Iniesta, qui a parfaitement lancé Messi. L'Espagnol est apparu au fond du trou sur twitter après le match : "Great support from arsenal fans. I take full blame for the result." Autrement dit : "Grand soutien des supporters d'Arsenal. Le résultat est entièrement de ma faute."
Coaching perdant
Alors que son équipe s'est retrouvée en infériorité numérique, Arsène Wenger a décidé de lancer Andreï Arshavin. Las, le Russe s'est fondu dans le collectif et n'a pu accélérer le jeu des Gunners comme il l'avait fait à l'aller. Que dire de Bendtner, qui avait la balle de qualification au bout du pied, mais a raté son contrôle, ce qui a permis à Mascherano de revenir (87e)... Finalement, le seul remplaçant qui a été à son avantage, c'est Manuel Almunia, qui a pris la place de Szczesny dès la 19e minute. L'Espagnol a retardé l'échéance comme il a pu, mettant notamment Messi et David Villa en échec à de nombreuses reprises (45+2, 54e, 67e, 78e). Ce n'était pourtant pas le remplaçant le plus désiré par Wenger...
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/09032011/70/ligue-des-champions-ce-n-etait-pas-arsenal.html
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