LA FAILLITE DES ATTAQUANTS
En alignant d'entrée ses trois stars offensives Robinho, Ibrahimovic et Pato, Massimiliano Allegri a souhaité mettre toutes les chances de son côté pour parvenir à marquer et ainsi espérer une qualification en quart de finale, après sa défaite à l'aller à San Siro (0-1). Mais seul Pato a surnagé alors que les deux autres attaquants ont globalement déçu. L'homme en forme du Milan, auteur de deux buts lors de ses deux dernières sorties en championnat, a été le plus remuant et le plus entreprenant. Très disponible, il a été régulièrement sollicité par ses partenaires. Mais il a cruellement pêché dans la finition. Ses deux compères, trop inconstants, n'ont eux pas répondu aux attentes. Auteur d'une entame honorable, le Suédois s'est peu à peu éteint. Il ne s'est illustré que sur un coup franc lointain (16e) ou sur deux remises pour Pato (32e) puis Robinho (90e+1). L'ancien joueur du Real et de Manchester City a été très discret et a multiplié les mauvais choix pour servir ses partenaires. Il a également vendangé deux énormes occasions à la portée d'un attaquant de son talent (26e et 66e).
GOMES SUR SON NUAGE
Le portier des Spurs a été le principal artisan de la qualification de son équipe. En deux rencontres, il n'a encaissé aucun but face aux Milanais et a réalisé le match parfait sur sa pelouse pour préserver le 0-0. Impérial dans les airs, il s'est imposé à chaque fois que cela a été nécessaire, obligeant ainsi les Rossoneri à s'exercer sur des frappes lointaines ou sur des combinaisons très rapides. Il a également repoussé avec brio toutes les tentatives cadrées des attaquants lombards. Que ce soit celles d'Ibrahimovic (16e), de Pato (32e) ou de Robinho (66e). Et la seule fois où il était battu, bien dribblé dans la surface par Pato obligé de s'excentrer, il a été suppléé par William Gallas qui a dégagé sur sa ligne une frappe un peu manquée de Robinho (26e). A croire que rien ne pouvait lui arriver !
UN COACHING INEFFICACE
Face à l'impuissance de ses attaquants, Massimiliano Allegri n'a pas eu la possibilité d'apporter du sang neuf devant. Inzaghi blessé et Cassano non qualifié, le coach milanais avait fait le choix risqué de ne convoquer aucun joueur à vocation offensive sur le banc des remplaçants plutôt que d'intégrer l'un des jeunes de l'effectif. Au final, les trois joueurs entrés en jeu Antonini en défense, puis Merkel et Strasser au milieu n'ont pas été décisifs et n'ont pas apporté le deuxième souffle nécessaire à une équipe qui baissait de rythme au fil des minutes.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/10032011/70/ligue-des-champions-l-ac-milan-face-a-ses-limites.html
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